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Ziguinchor : Face à « l’agitation » du camp adverse, les jeunes de l’UCS rétablissent la vérité

COMMUNIQUÉ. La récente mobilisation de l’Union Centriste du Sénégal (UCS) à Ziguinchor semble avoir provoqué une onde de choc politique. Face aux accusations portées contre le Dr Abdoulaye Baldé, Mamadou Lamine Dia, Président de l’Union Nationale des Jeunes Centristes, sort du silence. Entre démentis techniques et contre-attaque politique, il dénonce une « entreprise de manipulation ».


Par Mamadou Lamine Dia Président de l’Union Nationale des Jeunes Centristes

Un climat de « panique » politique

Pour l’état-major des jeunes centristes, l’effervescence constatée lors de la dernière Assemblée générale départementale de l’UCS a changé la donne. Selon Mamadou Lamine Dia, la réaction du camp d'en face, qualifiée « d’armée mexicaine », trahit une fébrilité manifeste. « Quand la peur prend le dessus, elle accouche inévitablement de mensonges grossiers », martèle-t-il, visant directement les sorties récentes de certains détracteurs, notamment celles d'Amadou Tom Mbodji.

 

Abdoulaye Baldé et Ousmane Sonko : La mise au point

L’un des principaux points de friction concerne les prétendues attaques répétées d'Abdoulaye Baldé contre l'actuel Premier ministre, Ousmane Sonko. Une version fermement contestée par le président des jeunes de l'UCS. Ce dernier rappelle que l’ancien maire de Ziguinchor a observé une réserve quasi totale depuis trois ans.

« Lors de sa récente sortie, interpellé sur la gestion du personnel municipal, il a été on ne peut plus clair : il refuse de dire du mal de celui qu’il considère comme un "petit frère", tout en appelant à la fin des accusations gratuites », précise le communiqué.

 

Audit et CREI : Les précisions techniques

L’article s’attaque ensuite au volet judiciaire et aux rapports d'audit souvent brandis par les adversaires politiques. Sur le dossier de la CREI, Mamadou Lamine Dia rappelle qu’aucun rapport d’audit n’a jamais épinglé la gestion de l’ANOCI par Abdoulaye Baldé, évoquant une « construction basée sur des éléments erronés » et des évaluations de patrimoine largement surévaluées à l’époque.

Concernant le rapport de la Cour des comptes (2015-2018), l’UCS apporte des éclairages sur trois points majeurs :

  1. La consommation de carburant : Elle est justifiée par des interventions d’urgence (nettoyage de la ville via l’UCG, inondations, appui aux services déconcentrés de l’État) qui dépassent le simple cadre du parc automobile communal.
  2. Le partenariat avec ELTON : Un choix stratégique privilégiant l’emploi des jeunes locaux plutôt qu’une redevance financière directe.
  3. L’éclairage public : Si une « irrégularité de procédure » a été notée, aucune surfacturation n’a été retenue. L'UCS souligne d'ailleurs une contradiction majeure : l’équipe municipale actuelle a réceptionné et installé ces mêmes lampadaires qu’elle tente aujourd’hui de discréditer.

 

« Les populations ne sont pas dupes »

Enfin, sur la question des salaires indûment perçus, le camp Baldé parle d’une erreur administrative rectifiée dès sa détection, avec un reversement intégral des sommes.

En conclusion, Mamadou Lamine Dia invite les adversaires de l'UCS à plus de « sérénité » et de « lucidité ». Rappelant qu’Abdoulaye Baldé n’a, à ce jour, pas déclaré de candidature officielle, il estime que le diagnostic posé sur l'état de la ville de Ziguinchor devrait pousser la municipalité actuelle à s'interroger sur ses propres « insuffisances » plutôt que de chercher des boucs émissaires.


Mardi 14 Avril 2026
Amady Khalilou Diémé