Des retrouvailles sous le signe du devoir
À Baranlir, l’émotion est palpable. Pour cette nouvelle édition du congrès, le village n'accueille pas seulement ses fils et filles de la diaspora ; il reçoit une "enfant du pays" devenue autorité nationale. La marraine de l'événement, élue du peuple à l'Assemblée nationale, ne cache pas sa fierté : « Je ne suis pas venue ici par simple protocole de marraine. Je suis ici chez moi, dans mon village, en tant que représentante du peuple pour constater de visu les réalités que nous vivons. »
Ce congrès, qualifié de véritable moment de « communion parentale », est aussi le miroir d'une résilience hors du commun. Ici, on n’attend pas tout de l’État. La route qui permet aujourd'hui aux véhicules d'atteindre Baranlir depuis Diounoung ? C'est le fruit de la cotisation des anciens et des retombées des congrès précédents. Un exploit citoyen qui souligne, par contraste, l'absence criante d'infrastructures publiques.
L’urgence du désenclavement : une question de vie ou de mort
Le constat dressé par Malang Diédiou, président du congrès, est sans appel. La « Zone des Palmiers », malgré ses richesses agricoles et fruitières, étouffe.
« Quand une femme est en état de travail, l'évacuer vers les centres de Bignona ou de Diouloulou est un calvaire. Nos produits maraîchers pourrissent faute de pouvoir être acheminés rapidement vers la Route Nationale 5. »
Le plaidoyer est clair : transformer la piste de production actuelle en une véritable route bitumée reliant Baila à Mongone. Pour les populations, ce n'est plus une doléance, c'est une urgence sécuritaire et humanitaire.
Une zone riche, mais plongée dans le noir
Outre la route, le manque d'électricité paralyse le développement local. Dans les écoles, des ordinateurs dorment dans leurs cartons depuis plus de dix ans, faute de courant pour les allumer. Sans électricité, pas de conservation possible pour les fruits, et une économie locale qui tourne au ralenti.
Même l’accès à l’eau devient un défi technique et financier. La marraine a d'ailleurs profité de l'occasion pour responsabiliser les populations sur la gestion du forage communautaire, rappelant que le développement « part de la base » et nécessite une contribution collective pour l'entretien des infrastructures.
Un appel direct au sommet de l'État
Le message envoyé au Président de la République et au Premier ministre Ousmane Sonko est empreint de gravité. Si le pays est reconnu comme étant dans une situation économique difficile, les habitants de la commune de Djingaky estiment qu'ils ne peuvent plus patienter.
« La zone des palmiers ne peut plus attendre. Elle a vécu trop longtemps dans l'ombre du conflit et de l'enclavement », martèle l'élue. Le désenclavement de cette région est désormais présenté comme le pilier indispensable de la reconstruction et de la consolidation de la paix en Casamance.
En quittant Baranlir, une image reste : celle d'une jeunesse appelée par ses aînés à reprendre le flambeau, pour que le 50ème congrès ne soit plus celui des doléances, mais celui de l'inauguration du renouveau.
À Baranlir, l’émotion est palpable. Pour cette nouvelle édition du congrès, le village n'accueille pas seulement ses fils et filles de la diaspora ; il reçoit une "enfant du pays" devenue autorité nationale. La marraine de l'événement, élue du peuple à l'Assemblée nationale, ne cache pas sa fierté : « Je ne suis pas venue ici par simple protocole de marraine. Je suis ici chez moi, dans mon village, en tant que représentante du peuple pour constater de visu les réalités que nous vivons. »
Ce congrès, qualifié de véritable moment de « communion parentale », est aussi le miroir d'une résilience hors du commun. Ici, on n’attend pas tout de l’État. La route qui permet aujourd'hui aux véhicules d'atteindre Baranlir depuis Diounoung ? C'est le fruit de la cotisation des anciens et des retombées des congrès précédents. Un exploit citoyen qui souligne, par contraste, l'absence criante d'infrastructures publiques.
L’urgence du désenclavement : une question de vie ou de mort
Le constat dressé par Malang Diédiou, président du congrès, est sans appel. La « Zone des Palmiers », malgré ses richesses agricoles et fruitières, étouffe.
« Quand une femme est en état de travail, l'évacuer vers les centres de Bignona ou de Diouloulou est un calvaire. Nos produits maraîchers pourrissent faute de pouvoir être acheminés rapidement vers la Route Nationale 5. »
Le plaidoyer est clair : transformer la piste de production actuelle en une véritable route bitumée reliant Baila à Mongone. Pour les populations, ce n'est plus une doléance, c'est une urgence sécuritaire et humanitaire.
Une zone riche, mais plongée dans le noir
Outre la route, le manque d'électricité paralyse le développement local. Dans les écoles, des ordinateurs dorment dans leurs cartons depuis plus de dix ans, faute de courant pour les allumer. Sans électricité, pas de conservation possible pour les fruits, et une économie locale qui tourne au ralenti.
Même l’accès à l’eau devient un défi technique et financier. La marraine a d'ailleurs profité de l'occasion pour responsabiliser les populations sur la gestion du forage communautaire, rappelant que le développement « part de la base » et nécessite une contribution collective pour l'entretien des infrastructures.
Un appel direct au sommet de l'État
Le message envoyé au Président de la République et au Premier ministre Ousmane Sonko est empreint de gravité. Si le pays est reconnu comme étant dans une situation économique difficile, les habitants de la commune de Djingaky estiment qu'ils ne peuvent plus patienter.
« La zone des palmiers ne peut plus attendre. Elle a vécu trop longtemps dans l'ombre du conflit et de l'enclavement », martèle l'élue. Le désenclavement de cette région est désormais présenté comme le pilier indispensable de la reconstruction et de la consolidation de la paix en Casamance.
En quittant Baranlir, une image reste : celle d'une jeunesse appelée par ses aînés à reprendre le flambeau, pour que le 50ème congrès ne soit plus celui des doléances, mais celui de l'inauguration du renouveau.
