La colère des travailleurs : un ultimatum de 48 heures
Rassemblés pour exprimer leur désarroi, les employés du CROUS Zig ont vivement dénoncé un retard de salaire jugé inadmissible. S'exprimant au nom du personnel, Landing Goudiaby, secrétaire général du Syndicat National des Jeunes Travailleurs de l'Enseignement Supérieur et délégué du personnel, a haussé le ton face à cette situation difficile pour de nombreux pères et mères de famille.
« Aujourd'hui nous sommes le 11, et les travailleurs du CROUS de Ziguinchor n'ont toujours pas perçu leur salaire. C'est une situation inacceptable. Le problème entre l'ACP et la direction n'est pas notre oignon. Ce que nous voulons, c'est notre argent », a déclaré Landing Goudiaby.
Face à ce blocage, le représentant syndical a lancé un appel solennel au Président de la République tout en fixant un ultimatum de 48 heures à la direction pour régler les paiements, sans quoi le syndicat promet de passer à « la vitesse supérieure » avec un plan d'action d'envergure.
La réaction de la Direction : « Je suis moi-même sans salaire »
Prenant la parole à la suite des représentants du personnel, le directeur du CROUS de Ziguinchor, le professeur Salif Baldé, a tenu à clarifier la situation. Affirmant comprendre la détresse des agents, il a révélé ne pas avoir perçu son propre traitement non plus.
Selon le directeur, les mandats de paiement ont été régulièrement établis et transmis à la comptabilité depuis le 21 juillet. Le blocage se situerait exclusivement au niveau de l'Agent Comptable Particulier (ACP).
Un différend autour de la régularisation de 29 agents
À l'origine du blocage administratif : la régularisation de 29 agents présents au sein du CROUS (certains depuis plus de six ans). Le directeur explique avoir voulu respecter scrupuleusement les textes en faisant valider cette régularisation par le Conseil d'Administration (CA) avec une enveloppe de 100 millions de francs CFA inscrite au budget.
Cependant, l'ACP refuserait de valider les paiements des salaires globaux du mois de juillet, exigeant soit la séparation des mandats entre anciens et nouveaux permanents, soit une autorisation spécifique émanant directement du Ministère des Finances. Une posture incompréhensible selon Salif Baldé, qui rappelle que le budget a été validé par le CA et signé après avis du Trésorier Payeur Régional (TPR).
Révélations et tensions personnelles
Afin d'expliquer ce qu'il qualifie d'obstruction systématique, le professeur Salif Baldé a révélé l'existence d'un différend d'ordre financier avec l'ACP.
Synthèse des points de tension révélés par le Directeur :
- Cumul d'indemnités de responsabilité jugé indu au niveau de l'ACP
- Blocages récurrents des paiements des prestataires (notamment les repreneurs de la restauration)
- Retard sur l'exécution des mandats transmis depuis plus de 20 jours
D'après le directeur, après vérification des fiches de paie, il aurait constaté que l'ACP cumulait deux indemnités de responsabilité (celle de son ancien poste à l'UCAD et celle du CROUS Zig). L'intention du directeur d'interrompre ce cumul aurait envenimé leurs relations.
Une situation critique pour le campus
Alors que la trésorerie est disponible et que toute la documentation légale a été transmise aux services comptables, la paralysie persiste. Entre syndicats déterminés à se faire entendre et imbroglio technico-administratif, le CR CROUS de Ziguinchor retient son souffle à l'approche de la fin de l'ultimatum.
Rassemblés pour exprimer leur désarroi, les employés du CROUS Zig ont vivement dénoncé un retard de salaire jugé inadmissible. S'exprimant au nom du personnel, Landing Goudiaby, secrétaire général du Syndicat National des Jeunes Travailleurs de l'Enseignement Supérieur et délégué du personnel, a haussé le ton face à cette situation difficile pour de nombreux pères et mères de famille.
« Aujourd'hui nous sommes le 11, et les travailleurs du CROUS de Ziguinchor n'ont toujours pas perçu leur salaire. C'est une situation inacceptable. Le problème entre l'ACP et la direction n'est pas notre oignon. Ce que nous voulons, c'est notre argent », a déclaré Landing Goudiaby.
Face à ce blocage, le représentant syndical a lancé un appel solennel au Président de la République tout en fixant un ultimatum de 48 heures à la direction pour régler les paiements, sans quoi le syndicat promet de passer à « la vitesse supérieure » avec un plan d'action d'envergure.
La réaction de la Direction : « Je suis moi-même sans salaire »
Prenant la parole à la suite des représentants du personnel, le directeur du CROUS de Ziguinchor, le professeur Salif Baldé, a tenu à clarifier la situation. Affirmant comprendre la détresse des agents, il a révélé ne pas avoir perçu son propre traitement non plus.
Selon le directeur, les mandats de paiement ont été régulièrement établis et transmis à la comptabilité depuis le 21 juillet. Le blocage se situerait exclusivement au niveau de l'Agent Comptable Particulier (ACP).
Un différend autour de la régularisation de 29 agents
À l'origine du blocage administratif : la régularisation de 29 agents présents au sein du CROUS (certains depuis plus de six ans). Le directeur explique avoir voulu respecter scrupuleusement les textes en faisant valider cette régularisation par le Conseil d'Administration (CA) avec une enveloppe de 100 millions de francs CFA inscrite au budget.
Cependant, l'ACP refuserait de valider les paiements des salaires globaux du mois de juillet, exigeant soit la séparation des mandats entre anciens et nouveaux permanents, soit une autorisation spécifique émanant directement du Ministère des Finances. Une posture incompréhensible selon Salif Baldé, qui rappelle que le budget a été validé par le CA et signé après avis du Trésorier Payeur Régional (TPR).
Révélations et tensions personnelles
Afin d'expliquer ce qu'il qualifie d'obstruction systématique, le professeur Salif Baldé a révélé l'existence d'un différend d'ordre financier avec l'ACP.
Synthèse des points de tension révélés par le Directeur :
- Cumul d'indemnités de responsabilité jugé indu au niveau de l'ACP
- Blocages récurrents des paiements des prestataires (notamment les repreneurs de la restauration)
- Retard sur l'exécution des mandats transmis depuis plus de 20 jours
D'après le directeur, après vérification des fiches de paie, il aurait constaté que l'ACP cumulait deux indemnités de responsabilité (celle de son ancien poste à l'UCAD et celle du CROUS Zig). L'intention du directeur d'interrompre ce cumul aurait envenimé leurs relations.
Une situation critique pour le campus
Alors que la trésorerie est disponible et que toute la documentation légale a été transmise aux services comptables, la paralysie persiste. Entre syndicats déterminés à se faire entendre et imbroglio technico-administratif, le CR CROUS de Ziguinchor retient son souffle à l'approche de la fin de l'ultimatum.
