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Souveraineté financière : Le Sénégal fait taire les Cassandre et rectifie le « Financial Times »

Alors que des rumeurs de défaut de paiement circulaient avec insistance, le Sénégal a honoré ses engagements financiers en temps et en heure. Face aux insinuations du Financial Times et aux critiques de l’opposition, le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dieye, monte au créneau pour dénoncer une tentative de déstabilisation médiatique et réaffirmer la transparence de la stratégie de la dette.


Le rendez-vous manqué des prophètes de malheur

Pendant des semaines, les salons dakarois et certaines chancelleries bruissaient d’une même crainte : le Sénégal serait à genoux, incapable de payer ses traites. Le verdict est tombé hier, sec et sans appel : le Sénégal a payé. « À temps. Et avec la manière », martèle Cheikh Tidiane Dieye.

Pourtant, ce succès technique et symbolique semble avoir laissé un goût amer à ceux qui pariaient sur l'effondrement du pays. Faute de pouvoir constater une faillite, les détracteurs du régime se sont engouffrés dans une brèche ouverte par un article du Financial Times, jugé « déséquilibré et tendancieux » par les autorités.

Le « Total Return Swap » : Une ingénierie assumée, pas un secret

L’accusation est grave : le Sénégal aurait eu recours à des « emprunts cachés » pour sauver les apparences. Une lecture que le Ministre déconstruit point par point. Selon lui, il n’y a aucune zone d’ombre, mais une utilisation stratégique des outils de marché.

  • Transparence institutionnelle : Toutes les opérations sont inscrites dans la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme (SDMT) et approuvées par l’Assemblée nationale.

  • Ingénierie financière : Le recours aux Total Return Swaps (TRS) et autres instruments complexes fait partie du plan de financement 2025.

  • Dialogue avec le FMI : Si des divergences de vues peuvent exister avec les partenaires financiers sur certains choix techniques, le Ministre précise que le FMI a été dûment informé de ces mécanismes.

« Des partenaires peuvent ne pas être en phase avec des options que nous choisissons. Mais cela ne nous oblige pas à y renoncer », affirme-t-il, replaçant la souveraineté nationale au cœur du débat économique.

Résilience contre récits de fiction

Pour Cheikh Tidiane Dieye, l'acharnement médiatique actuel relève de la « légende urbaine ». Il pointe du doigt une alliance de circonstance entre une presse internationale parfois en manque de discernement et une opposition nationale « en panne d'imagination ».

Le constat est d'autant plus piquant que le régime actuel a hérité d'une dette qualifiée d'étouffante. Voir le Sénégal faire preuve de « créativité hors norme » au lieu de s'écrouler semble déranger un narratif préétabli où l'Afrique doit rester « pieds et poings liés » aux injonctions extérieures.

Conclusion : Un ballon de baudruche dégonflé

En choisissant la contre-offensive directe, le gouvernement cherche à rassurer les marchés tout en envoyant un message politique fort : le Sénégal ne se laissera pas dicter son destin par des articles de presse orientés. La résilience financière du pays est présentée non pas comme un miracle, mais comme le résultat d'une programmation rigoureuse.

Le message est clair : le Sénégal tient debout, et il compte bien le faire savoir.

Mardi 24 Mars 2026
Amady Khalilou Diémé