Un comité de surveillance et une interdiction nocturne
La principale innovation réside dans la création d'un comité de gestion et de surveillance des manifestations culturelles. Cette structure inclusive réunira des notables des différents quartiers de la ville ainsi que les forces de défense et de sécurité.
Pour couper court aux dérives, le préfet a tranché : les activités nocturnes, souvent propices aux débordements, sont désormais proscrites.
« Il ne sera plus admis que le Kankourang sorte la nuit, ou bien que les manifestations telles que les Djambatons soient organisées la nuit, puisque c'est souvent des sources de violence », a martelé Latyr Ndiaye.
Désormais, un couvre-feu culturel est instauré. Les festivités devront impérativement se tenir en journée, dans une république horaire bien définie : entre 6 heures du matin et 18 heures.
Tolérance zéro pour les armes et calendrier restreint
Au-delà des horaires, les règles de sécurité à l'intérieur des cortèges deviennent drastiques. Le transport d'armes blanches et de tout objet contondant pouvant servir d'arme est formellement interdit lors des rassemblements. Les contrevenants s'exposeront à des sanctions sévères.
Enfin, l'autorité préfectorale a choisi de circonscrire ces événements dans le temps pour ne pas empiéter sur le calendrier scolaire : Période autorisée : Uniquement entre les mois d'août et de septembre. Fin des manifestations : Arrêt total dès la fin du mois de septembre pour garantir une reprise sereine des enseignements et apprentissages.
Ces nouvelles dispositions, qui feront l'objet d'un arrêté préfectoral imminent, entreront en vigueur dès cette année. Les comités d'organisation et les communautés locales sont appelés à s'y conformer pour que la tradition reste une fête, et non une source d'insécurité.
