Un investissement global de plus de 33 millions de FCFA
Le département de Bignona, le plus vaste de la région de Ziguinchor avec ses 19 communes sur 30, fait face à une demande sanitaire croissante et pressante. Pour tenter de combler ce déficit, le Conseil Départemental, sous la direction de son président Souleymane Goudiaby, a mobilisé cette année une enveloppe globale de 33 635 000 francs CFA.
Ce financement a permis l'acquisition d'équipements médicaux stratégiques. Si une attention particulière a été accordée au district de Diouloulou (qui couvre l’arrondissement enclavé de Kataba 1), ces dotations bénéficieront également au district de Thionck-Essyl ainsi qu’au poste de santé de Djibidione. Pour rappel, l'effort budgétaire de l'année précédente avait été concentré sur le district de Bignona.
« Les actions peuvent parfois sembler insignifiantes face à la taille et à l’ampleur de la demande, mais notre objectif est d’équiper progressivement, chaque année, les postes et centres de santé pour résorber ce gap », a déclaré Souleymane Goudiaby.
Rompre l'isolement sanitaire et garantir l'équité
Le choix de cibler le district de Diouloulou ne doit rien au hasard. Particulièrement enclavé et frontalier avec la Gambie, ce secteur souffre de nombreuses routes impraticables qui rendent les évacuations sanitaires complexes et périlleuses.
Pour le Dr Omar Cissé, médecin-chef du district sanitaire de Diouloulou, ce matériel répond à un besoin criant identifié lors des supervisions de terrain. Des manquements liés aux consultations, à l'aide au diagnostic, à la qualité des soins et à la sécurité des patients commençaient à impacter lourdement la prise en charge.
L'approche adoptée pour la distribution de ce matériel repose sur une logique d’équité territoriale. Le district de Diouloulou comprend un centre de santé et 22 postes de santé ruraux. Le Dr Cissé a tenu à lever tout amalgame :
Le plaidoyer pour un hôpital de niveau 2 à Bignona reste ouvert
Malgré cette avancée saluée par les agents de santé et les usagers, les autorités locales s'accordent à dire que le chemin reste long. L'ambition affichée est de doter les centres de santé de Bignona, Diouloulou et Thionck-Essyl de plateaux techniques complets, notamment en matière de chirurgie. Le président du Conseil Départemental juge en effet « aberrant » que des patients soient encore contraints de parcourir plus de 70 kilomètres pour être soulagés au niveau des structures régionales.
Alors que le poste de santé de Diouloulou vient d’être érigé en centre de santé — ce qui impliquera de nouveaux investissements de la part de l'État —, Souleymane Goudiaby réitère son appel au gouvernement central.
Au vu des statistiques démographiques et de l’étendue du territoire, le Conseil Départemental continue de porter un plaidoyer fort pour que le département de Bignona soit enfin doté d’un hôpital de niveau 2, une priorité absolue pour le bien-être des populations de la région.
Le département de Bignona, le plus vaste de la région de Ziguinchor avec ses 19 communes sur 30, fait face à une demande sanitaire croissante et pressante. Pour tenter de combler ce déficit, le Conseil Départemental, sous la direction de son président Souleymane Goudiaby, a mobilisé cette année une enveloppe globale de 33 635 000 francs CFA.
Ce financement a permis l'acquisition d'équipements médicaux stratégiques. Si une attention particulière a été accordée au district de Diouloulou (qui couvre l’arrondissement enclavé de Kataba 1), ces dotations bénéficieront également au district de Thionck-Essyl ainsi qu’au poste de santé de Djibidione. Pour rappel, l'effort budgétaire de l'année précédente avait été concentré sur le district de Bignona.
« Les actions peuvent parfois sembler insignifiantes face à la taille et à l’ampleur de la demande, mais notre objectif est d’équiper progressivement, chaque année, les postes et centres de santé pour résorber ce gap », a déclaré Souleymane Goudiaby.
Rompre l'isolement sanitaire et garantir l'équité
Le choix de cibler le district de Diouloulou ne doit rien au hasard. Particulièrement enclavé et frontalier avec la Gambie, ce secteur souffre de nombreuses routes impraticables qui rendent les évacuations sanitaires complexes et périlleuses.
Pour le Dr Omar Cissé, médecin-chef du district sanitaire de Diouloulou, ce matériel répond à un besoin criant identifié lors des supervisions de terrain. Des manquements liés aux consultations, à l'aide au diagnostic, à la qualité des soins et à la sécurité des patients commençaient à impacter lourdement la prise en charge.
L'approche adoptée pour la distribution de ce matériel repose sur une logique d’équité territoriale. Le district de Diouloulou comprend un centre de santé et 22 postes de santé ruraux. Le Dr Cissé a tenu à lever tout amalgame :
- « Équiper uniquement le centre de santé reviendrait à privilégier la commune de Diouloulou », explique-t-il.
- Une répartition équitable a donc été opérée pour que chaque poste de santé de l’arrondissement de Kataba 1, peu importe son volume d'activité ou son isolement géographique (notamment les zones insulaires ou frontalières), reçoive l’équipement dont il a le plus urgemment besoin.
Le plaidoyer pour un hôpital de niveau 2 à Bignona reste ouvert
Malgré cette avancée saluée par les agents de santé et les usagers, les autorités locales s'accordent à dire que le chemin reste long. L'ambition affichée est de doter les centres de santé de Bignona, Diouloulou et Thionck-Essyl de plateaux techniques complets, notamment en matière de chirurgie. Le président du Conseil Départemental juge en effet « aberrant » que des patients soient encore contraints de parcourir plus de 70 kilomètres pour être soulagés au niveau des structures régionales.
Alors que le poste de santé de Diouloulou vient d’être érigé en centre de santé — ce qui impliquera de nouveaux investissements de la part de l'État —, Souleymane Goudiaby réitère son appel au gouvernement central.
Au vu des statistiques démographiques et de l’étendue du territoire, le Conseil Départemental continue de porter un plaidoyer fort pour que le département de Bignona soit enfin doté d’un hôpital de niveau 2, une priorité absolue pour le bien-être des populations de la région.
