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Plan Ferroviaire de Bassirou Diouma Faye : Le MiTTA Yankoba Diémé s’en réjoui

Le Ministre des Transports terrestres et aériens, Yankoba Diémé, a réagi avec force et optimisme suite aux engagements pris par le Président Bassirou Diouma Diakhar Faye. Entre réhabilitation historique, passage au standard et règlement de la dette sociale des cheminots, le Sénégal s'apprête à redessiner sa carte économique grâce au rail.


« Satisfaction, espoir et engagement renouvelé. » C’est par ces mots que Yankoba Diémé a qualifié le tournant historique que prend le secteur ferroviaire sénégalais. Lors d’une visite symbolique à la gare de Tambacounda — la première d'un Chef d'État depuis l'ère Abdou Diouf — le Président de la République a scellé la renaissance d'un secteur laissé à l'abandon pendant des décennies.

 

Un héritage colonial à réinventer

Le constat du ministre est sans appel : sur les 1 040 kilomètres de lignes hérités de la colonisation, seuls 114 kilomètres sont actuellement exploités pour le fret. « Par des choix politiques, nous avons choisi de laisser mourir les rails », a regretté Yankoba Diémé. Mais l'heure n'est plus à la nostalgie. L'État s'engage dans un projet titanesque : la migration du métrique vers le standard.

Ce passage au rail standard est décrit par le ministre comme le projet le plus « catalytique » du quinquennat. L'objectif ? Relancer l'axe Dakar-Tamba, véritable colonne vertébrale du pays, pour irriguer des villes comme Thiès, Diourbel, Guinguinéo, Kaffrine ou encore Tambacounda, dont l'économie s'est essoufflée avec le déclin du train.

 

Technologie et rapidité : Le recours aux drones

Pour accélérer les travaux et éviter les erreurs de calibrage du passé, le ministère mise sur l'innovation. En collaboration avec les Grands Trains du Sénégal (GTS) et les Chemins de Fer du Sénégal (CFS), l'utilisation de drones permettra de réaliser en deux mois des relevés topographiques et des études qui prenaient autrefois deux ans. « Nous gagnons en précision et en temps », assure le ministre.

 

Justice sociale : 5 milliards pour les cheminots

Au-delà de l'infrastructure, le Président Faye a placé l'humain au cœur de cette relance. Yankoba Diémé a annoncé une nouvelle attendue depuis des années : le règlement du passif social des cheminots. Une ardoise de 5 milliards de FCFA (ramenée à 3 milliards après négociation sur les pénalités) a été budgétisée pour 2026.

« Il est temps d'essuyer les larmes de ces anciens qui ont tout donné à l'économie de ce pays », a déclaré le ministre, confirmant que les premiers paiements débuteront prochainement grâce à la loi de finances.

 

 

Une ambition nationale : Cap sur Kédougou, Matam et Ziguinchor

 

Le projet ne s'arrête pas à Tambacounda. La vision présidentielle est celle d'un maillage complet du territoire. Le plan national de développement ferroviaire prévoit des extensions stratégiques :

•    L’axe minier : Tamba-Kédougou et Tamba-Matam.

•    Le désenclavement Sud : L’axe Tamba-Ziguinchor, un projet cher au ministre.

•    L’interconnexion : Un couplage avec le Port de Ndayane et le port sec du COSEC pour désengorger les routes saturées par les gros porteurs maliens.

En liant le rail au développement industriel et minier, le Sénégal espère non seulement sécuriser ses transports mais aussi restaurer la gloire des villes-gares qui ont fait l'histoire économique du pays. Le train de la souveraineté est en marche.

Vendredi 6 Février 2026
Amady Khalilou Diémé