Cette infrastructure s’inscrit dans le cadre du projet « Autonomisation socio-économique des femmes rurales de Nyassia et Enampore », mis en œuvre grâce à une synergie d’actions entre plusieurs acteurs du développement. L’ONG 3D a assuré la construction des unités, tandis que le consortium USOFORAL-ETDS a financé leur réhabilitation, leur modernisation et leur équipement. Les travaux ont notamment permis l’installation de mini-forages, de systèmes solaires autonomes ainsi que d’équipements semi-industriels destinés à la transformation des produits agroforestiers.
Un levier pour l’autonomisation économique des femmes
Prenant la parole lors de la cérémonie, la maire de Nyassia, Justine Manga, a salué l’engagement des partenaires et le dynamisme des femmes bénéficiaires. Elle a rappelé que les premières activités de transformation avaient démarré dans des conditions modestes avant que les partenaires ne décident d’investir davantage dans ce secteur porteur.
« Aujourd’hui, les jalons de la véritable autonomisation des femmes sont posés », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance des équipements, de l’accès gratuit à l’eau grâce au forage et de l’énergie solaire qui permettront de réduire considérablement les coûts de production.
La maire a également insisté sur la nécessité pour les femmes de préserver ces infrastructures et de poursuivre leurs efforts pour conquérir durablement les marchés locaux et régionaux.
Des conditions de travail profondément améliorées
Pour Mariama Kombo, présidente du comité de gestion de l’unité, cette réalisation représente une transformation radicale des conditions de travail des femmes.
« Avant, nous faisions face à d’énormes difficultés liées au manque d’eau et d’électricité. Aujourd’hui, grâce au mini-forage et aux équipements installés, nous pouvons travailler dans de meilleures conditions et développer nos activités », a-t-elle expliqué.
Elle a toutefois lancé un appel aux partenaires pour un accompagnement complémentaire en matière d’emballages, de matériels de stockage et de conditionnement afin de renforcer la compétitivité des produits locaux.
Une approche intégrée de développement territorial
La directrice exécutive de l’ONG USOFORAL, Rokhya Anna Sané, a rappelé que le projet allait bien au-delà de la simple fourniture d’équipements. Selon elle, l’initiative vise à renforcer les capacités organisationnelles et entrepreneuriales des femmes tout en contribuant à la préservation de l’environnement et à la réinsertion économique des populations affectées par le conflit en Casamance.
Elle a souligné que les communes de Nyassia et Enampore, longtemps marquées par les conséquences du conflit, constituent aujourd’hui des territoires de résilience où les femmes jouent un rôle central dans la reconstruction économique locale.
Plus de 1 000 femmes accompagnées
Le directeur exécutif d’ETDS, Pape Tahirou Kanouté, a présenté les résultats du projet. Selon lui, plus de 1 000 femmes ont bénéficié d’un accompagnement dans les deux communes concernées. Parmi elles, 472 ont accédé à des mécanismes de financement productif et plus de 170 occupent désormais des postes de responsabilité au sein des fédérations féminines.
Les femmes ont également bénéficié de formations en transformation agroalimentaire, gestion administrative et financière, marketing territorial et entrepreneuriat.
Les deux unités inaugurées disposent désormais d’équipements modernes de transformation, de conservation, de séchage et de stockage, permettant de réduire significativement les pertes post-récoltes qui atteignaient auparavant jusqu’à 60 % pour certains produits.
Selon M. Kanouté, la transformation locale de ressources telles que la mangue ou le madd constitue un important gisement d’emplois, chaque tonne transformée pouvant générer près de dix emplois tout au long de la chaîne de valeur.
Un modèle de développement durable
Le projet a également intégré une importante dimension environnementale. Plus de 1 000 arbres fruitiers ont été plantés et des conventions locales de gestion durable des ressources naturelles ont été élaborées afin de préserver le patrimoine agroforestier de la zone.
Les fédérations féminines ont par ailleurs adhéré à l’Indication Géographique Protégée (IGP) « Madd de Casamance » et bénéficient désormais d’une marque collective appelée « Anare », destinée à renforcer la visibilité et la compétitivité de leurs produits sur les marchés.
Un symbole de renaissance pour Nyassia
Représentant l’État, le sous-préfet de l’arrondissement de Nyassia, Moussa Aly Ba, a salué l’impact du projet sur les conditions de vie des populations. Il a rappelé que les investissements réalisés contribueront directement à l’amélioration de la qualité des produits transformés, à l’accès aux marchés et à la création de revenus pour plus de 1 026 femmes bénéficiaires.
Il a également lancé un appel à la jeunesse pour qu’elle s’implique davantage dans les activités de transformation et de commercialisation des produits locaux.
« Après tant d’années de crise, Nyassia retrouve aujourd’hui un nouveau visage », a-t-il affirmé.
Au-delà de l’inauguration d’une infrastructure moderne, cette cérémonie a symbolisé l’espoir d’un développement territorial inclusif fondé sur la valorisation des ressources locales, la création d’emplois et le leadership économique des femmes rurales. Les partenaires ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur accompagnement afin de faire de Nyassia et d’Enampore des références nationales en matière de transformation agroalimentaire et d’entrepreneuriat féminin.
Un levier pour l’autonomisation économique des femmes
Prenant la parole lors de la cérémonie, la maire de Nyassia, Justine Manga, a salué l’engagement des partenaires et le dynamisme des femmes bénéficiaires. Elle a rappelé que les premières activités de transformation avaient démarré dans des conditions modestes avant que les partenaires ne décident d’investir davantage dans ce secteur porteur.
« Aujourd’hui, les jalons de la véritable autonomisation des femmes sont posés », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance des équipements, de l’accès gratuit à l’eau grâce au forage et de l’énergie solaire qui permettront de réduire considérablement les coûts de production.
La maire a également insisté sur la nécessité pour les femmes de préserver ces infrastructures et de poursuivre leurs efforts pour conquérir durablement les marchés locaux et régionaux.
Des conditions de travail profondément améliorées
Pour Mariama Kombo, présidente du comité de gestion de l’unité, cette réalisation représente une transformation radicale des conditions de travail des femmes.
« Avant, nous faisions face à d’énormes difficultés liées au manque d’eau et d’électricité. Aujourd’hui, grâce au mini-forage et aux équipements installés, nous pouvons travailler dans de meilleures conditions et développer nos activités », a-t-elle expliqué.
Elle a toutefois lancé un appel aux partenaires pour un accompagnement complémentaire en matière d’emballages, de matériels de stockage et de conditionnement afin de renforcer la compétitivité des produits locaux.
Une approche intégrée de développement territorial
La directrice exécutive de l’ONG USOFORAL, Rokhya Anna Sané, a rappelé que le projet allait bien au-delà de la simple fourniture d’équipements. Selon elle, l’initiative vise à renforcer les capacités organisationnelles et entrepreneuriales des femmes tout en contribuant à la préservation de l’environnement et à la réinsertion économique des populations affectées par le conflit en Casamance.
Elle a souligné que les communes de Nyassia et Enampore, longtemps marquées par les conséquences du conflit, constituent aujourd’hui des territoires de résilience où les femmes jouent un rôle central dans la reconstruction économique locale.
Plus de 1 000 femmes accompagnées
Le directeur exécutif d’ETDS, Pape Tahirou Kanouté, a présenté les résultats du projet. Selon lui, plus de 1 000 femmes ont bénéficié d’un accompagnement dans les deux communes concernées. Parmi elles, 472 ont accédé à des mécanismes de financement productif et plus de 170 occupent désormais des postes de responsabilité au sein des fédérations féminines.
Les femmes ont également bénéficié de formations en transformation agroalimentaire, gestion administrative et financière, marketing territorial et entrepreneuriat.
Les deux unités inaugurées disposent désormais d’équipements modernes de transformation, de conservation, de séchage et de stockage, permettant de réduire significativement les pertes post-récoltes qui atteignaient auparavant jusqu’à 60 % pour certains produits.
Selon M. Kanouté, la transformation locale de ressources telles que la mangue ou le madd constitue un important gisement d’emplois, chaque tonne transformée pouvant générer près de dix emplois tout au long de la chaîne de valeur.
Un modèle de développement durable
Le projet a également intégré une importante dimension environnementale. Plus de 1 000 arbres fruitiers ont été plantés et des conventions locales de gestion durable des ressources naturelles ont été élaborées afin de préserver le patrimoine agroforestier de la zone.
Les fédérations féminines ont par ailleurs adhéré à l’Indication Géographique Protégée (IGP) « Madd de Casamance » et bénéficient désormais d’une marque collective appelée « Anare », destinée à renforcer la visibilité et la compétitivité de leurs produits sur les marchés.
Un symbole de renaissance pour Nyassia
Représentant l’État, le sous-préfet de l’arrondissement de Nyassia, Moussa Aly Ba, a salué l’impact du projet sur les conditions de vie des populations. Il a rappelé que les investissements réalisés contribueront directement à l’amélioration de la qualité des produits transformés, à l’accès aux marchés et à la création de revenus pour plus de 1 026 femmes bénéficiaires.
Il a également lancé un appel à la jeunesse pour qu’elle s’implique davantage dans les activités de transformation et de commercialisation des produits locaux.
« Après tant d’années de crise, Nyassia retrouve aujourd’hui un nouveau visage », a-t-il affirmé.
Au-delà de l’inauguration d’une infrastructure moderne, cette cérémonie a symbolisé l’espoir d’un développement territorial inclusif fondé sur la valorisation des ressources locales, la création d’emplois et le leadership économique des femmes rurales. Les partenaires ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur accompagnement afin de faire de Nyassia et d’Enampore des références nationales en matière de transformation agroalimentaire et d’entrepreneuriat féminin.
