Le renflouement des ossements : une urgence thérapeutique et symbolique
Cette année, l’Association nationale a placé ses activités sous le signe du renflouement des ossements des victimes afin qu’ils soient déposés dans un reliquaire au sein du tout nouveau Musée Mémorial du Joola à Ziguinchor.
Pour les familles, la présence de ces reliques conditionne la portée même de ce lieu de souvenir :
Déclencher le travail de deuil : Privées d'accompagnement psychosocial depuis près d'un quart de siècle, les familles réclament un lieu de recueillement physique pour apaiser leur souffrance.
Mettre fin au martyre des corps : « Depuis 8 624 jours, nos victimes sont cognées par la houle de l'océan », a rappelé avec gravité Eli Jean-Bernard Diatta, insistant sur le besoin absolu de « sortir les familles de l'eau ».
Ancrer le mémorial dans la vérité : Un musée sans les vestiges du drame reste une coquille vide incapable de transmettre toute la dimension de la tragédie.
L'accès au Mémorial de nouveau refusé : le désarroi des marcheurs
Venue en procession pour prier et honorer la mémoire des quelque 2 000 disparus, la foule de randonneurs s’est une nouvelle fois heurtée à des portes closes à son arrivée au Musée Mémorial. Un scénario identique à celui de l'année précédente, contraignant la procession à se recueillir et réciter ses prières sur le parvis, à l'entrée du bâtiment.
Les représentants de l'association déplorent une situation intolérable alors que l'édifice existe par et pour les victimes :
« Ce mémorial n'a pas été construit pour une gestionnaire de passage, il a été construit parce que nous avons exigé son érection à l'État et parce que 2 000 personnes ont perdu la vie. On ne peut pas interdire l'accès aux familles au moment où des visites payantes y sont organisées sans aucune transparence administrative. »
Un avertissement solennel adressé aux autorités
Face à ces dysfonctionnements et à la gestion décriée du site, l'Association nationale interpelle directement le ministère de la Culture et demande des mesures concrètes immédiates.
Affirmant que cette deuxième interdiction sera la dernière acceptée, Eli Jean-Bernard Diatta a prévenu qu'à la prochaine édition de la randonnée, les familles entreront prier à l'intérieur du bâtiment. Pour les rescapés et les proches des disparus, la réappropriation légitime de ce lieu de mémoire n'est plus une simple requête, mais un devoir absolu envers leurs morts.
Cette année, l’Association nationale a placé ses activités sous le signe du renflouement des ossements des victimes afin qu’ils soient déposés dans un reliquaire au sein du tout nouveau Musée Mémorial du Joola à Ziguinchor.
Pour les familles, la présence de ces reliques conditionne la portée même de ce lieu de souvenir :
Déclencher le travail de deuil : Privées d'accompagnement psychosocial depuis près d'un quart de siècle, les familles réclament un lieu de recueillement physique pour apaiser leur souffrance.
Mettre fin au martyre des corps : « Depuis 8 624 jours, nos victimes sont cognées par la houle de l'océan », a rappelé avec gravité Eli Jean-Bernard Diatta, insistant sur le besoin absolu de « sortir les familles de l'eau ».
Ancrer le mémorial dans la vérité : Un musée sans les vestiges du drame reste une coquille vide incapable de transmettre toute la dimension de la tragédie.
L'accès au Mémorial de nouveau refusé : le désarroi des marcheurs
Venue en procession pour prier et honorer la mémoire des quelque 2 000 disparus, la foule de randonneurs s’est une nouvelle fois heurtée à des portes closes à son arrivée au Musée Mémorial. Un scénario identique à celui de l'année précédente, contraignant la procession à se recueillir et réciter ses prières sur le parvis, à l'entrée du bâtiment.
Les représentants de l'association déplorent une situation intolérable alors que l'édifice existe par et pour les victimes :
« Ce mémorial n'a pas été construit pour une gestionnaire de passage, il a été construit parce que nous avons exigé son érection à l'État et parce que 2 000 personnes ont perdu la vie. On ne peut pas interdire l'accès aux familles au moment où des visites payantes y sont organisées sans aucune transparence administrative. »
Un avertissement solennel adressé aux autorités
Face à ces dysfonctionnements et à la gestion décriée du site, l'Association nationale interpelle directement le ministère de la Culture et demande des mesures concrètes immédiates.
Affirmant que cette deuxième interdiction sera la dernière acceptée, Eli Jean-Bernard Diatta a prévenu qu'à la prochaine édition de la randonnée, les familles entreront prier à l'intérieur du bâtiment. Pour les rescapés et les proches des disparus, la réappropriation légitime de ce lieu de mémoire n'est plus une simple requête, mais un devoir absolu envers leurs morts.
