La fin d’un calvaire : Du délabrement à la modernité
Pendant des années, les populations de Djibidione ont dû composer avec une infrastructure moribonde, en état de délabrement avancé. Un souvenir désormais lointain. Le nouveau joyau, construit sur fonds propres par la municipalité, répond aux exigences de « dernière génération ».
« Un leader, c'est l'action et la parole donnée », a martelé le maire Lamine Diémé avec une fierté palpable. « J’avais pris l’engagement de remplacer cette ruine par un poste moderne. Aujourd'hui, nous tenons parole devant Dieu et devant les hommes. »
Cette infrastructure, réalisée en un temps record par une expertise locale, est le fruit d’une volonté politique de rompre avec l’enclavement sanitaire.
L’urgence d’un personnel qualifié : Le cri du cœur pour les femmes
Malgré la splendeur du nouvel édifice, une ombre plane sur le tableau : l’absence criante de personnel spécialisé. Le maire a lancé un appel solennel et pressant au ministre de la Santé. Avec 59 villages à couvrir, la commune ne dispose d’aucune sage-femme, une situation qualifiée d'« inacceptable » au XXIe siècle.
Le témoignage d’une habitante, au bord des larmes lors de la cérémonie, a rappelé la dure réalité : « Les femmes accouchent encore dans des charrettes ou sur le bord de la route. » Le taux de mortalité infantile commence à stagner, voire à augmenter, faute d’assistance qualifiée.
Djibidione, le « parent pauvre » du développement ?
Si le poste de santé est une victoire, le combat pour le désenclavement total est loin d'être gagné. Khalifa Diémé, secrétaire général du conseil départemental, a dressé un tableau sans concession des défis restants : d’abord l’Électricité : Plus de 80 % des villages sont encore dans l’obscurité ; ensuite les Routes : « La commune ne connaît pas le goudron depuis 1960 », déplore-t-il et enfin la Connectivité : Un réseau téléphonique et une connexion internet quasi inexistants.
Un appel au « Plan Diomaye pour la Casamance »
Pour les autorités locales, Djibidione a trop longtemps souffert des séquelles de la crise casamançaise. Le retour progressif d’une paix durable doit maintenant s’accompagner d’investissements massifs de l’État. Les populations appellent le gouvernement à renforcer le « Plan Diomaye » pour que cette zone frontalière s'intègre enfin pleinement dans l'élan de développement national.
En attendant le goudron et l'électricité, Djibidione savoure sa victoire du jour : l'accès à la dignité par la santé. Le défi est maintenant de faire vivre ce poste de santé avec les moyens humains qu'il mérite.
Pendant des années, les populations de Djibidione ont dû composer avec une infrastructure moribonde, en état de délabrement avancé. Un souvenir désormais lointain. Le nouveau joyau, construit sur fonds propres par la municipalité, répond aux exigences de « dernière génération ».
« Un leader, c'est l'action et la parole donnée », a martelé le maire Lamine Diémé avec une fierté palpable. « J’avais pris l’engagement de remplacer cette ruine par un poste moderne. Aujourd'hui, nous tenons parole devant Dieu et devant les hommes. »
Cette infrastructure, réalisée en un temps record par une expertise locale, est le fruit d’une volonté politique de rompre avec l’enclavement sanitaire.
L’urgence d’un personnel qualifié : Le cri du cœur pour les femmes
Malgré la splendeur du nouvel édifice, une ombre plane sur le tableau : l’absence criante de personnel spécialisé. Le maire a lancé un appel solennel et pressant au ministre de la Santé. Avec 59 villages à couvrir, la commune ne dispose d’aucune sage-femme, une situation qualifiée d'« inacceptable » au XXIe siècle.
Le témoignage d’une habitante, au bord des larmes lors de la cérémonie, a rappelé la dure réalité : « Les femmes accouchent encore dans des charrettes ou sur le bord de la route. » Le taux de mortalité infantile commence à stagner, voire à augmenter, faute d’assistance qualifiée.
Djibidione, le « parent pauvre » du développement ?
Si le poste de santé est une victoire, le combat pour le désenclavement total est loin d'être gagné. Khalifa Diémé, secrétaire général du conseil départemental, a dressé un tableau sans concession des défis restants : d’abord l’Électricité : Plus de 80 % des villages sont encore dans l’obscurité ; ensuite les Routes : « La commune ne connaît pas le goudron depuis 1960 », déplore-t-il et enfin la Connectivité : Un réseau téléphonique et une connexion internet quasi inexistants.
Un appel au « Plan Diomaye pour la Casamance »
Pour les autorités locales, Djibidione a trop longtemps souffert des séquelles de la crise casamançaise. Le retour progressif d’une paix durable doit maintenant s’accompagner d’investissements massifs de l’État. Les populations appellent le gouvernement à renforcer le « Plan Diomaye » pour que cette zone frontalière s'intègre enfin pleinement dans l'élan de développement national.
En attendant le goudron et l'électricité, Djibidione savoure sa victoire du jour : l'accès à la dignité par la santé. Le défi est maintenant de faire vivre ce poste de santé avec les moyens humains qu'il mérite.
