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GUINÉE-BISSAU : LA FAMILLE DE DOMINGOS SIMÕES PEREIRA SAISIT LA CEDEAO POUR EXIGER SA LIBÉRATION

BISSAU – Le ton monte d'un cran en Guinée-Bissau. La représentation familiale, juridique et politique de Domingos Simões Pereira a annoncé, ce jeudi 16 juillet 2026, avoir officiellement saisi les ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest). Objectif affiché : dénoncer une « détention illégale », obtenir l'annulation de sa détention préventive et mettre fin à ce qu'elle qualifie de « vague de persécution politique ».


GUINÉE-BISSAU : LA FAMILLE DE DOMINGOS SIMÕES PEREIRA SAISIT LA CEDEAO POUR EXIGER SA LIBÉRATION
Cette offensive diplomatique fait suite au coup d'État survenu dans le pays le 26 novembre 2025. Depuis, le sort du président de l'Assemblée nationale populaire cristallise les tensions. Dans une lettre ouverte rendue publique, les proches et conseils du dirigeant politique pointent du doigt une double violation flagrante de l'État de droit par les autorités de fait.
 
Une double atteinte aux institutions et au droit international
La défense de Domingos Simões Pereira fonde son action sur deux arguments majeurs : La violation de l'immunité parlementaire : La détention du dirigeant a été exécutée au mépris des prérogatives de l'Assemblée nationale populaire. Selon le communiqué, son mandat de député n'a jamais été suspendu et son immunité parlementaire n'a pas été légalement levée.
L'incompétence de la justice militaire : Soumettre un citoyen civil, de surcroît président de l'institution parlementaire, à un tribunal militaire constitue, selon les signataires, une « incompétence absolue de juridiction ». Ils rappellent que cette procédure viole frontalement les traités internationaux, notamment la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples.
Pour appuyer ces affirmations, un dossier solide contenant des procès-verbaux officiels de l'Assemblée nationale populaire a été transmis aux instances de la CEDEAO, prouvant le statut institutionnel de M. Pereira.
 
Un appel à des sanctions diplomatiques
Au-delà de l'aspect purement juridique, l'inquiétude grandit quant aux conditions de détention de l'homme politique. Transféré vers des cellules de détention policière, Domingos Simões Pereira y subirait des conditions qualifiées d'« inhumaines », menaçant son intégrité physique et psychologique.
Face à l'urgence de la situation, la représentation de l'ancien Premier ministre demande aux chefs de la diplomatie régionale d'agir sur deux fronts :
  1. Exiger la libération immédiate du député et la restauration de son immunité légale.
  2. Adopter des mesures politiques et diplomatiques dissuasives contre les responsables actuels à Bissau, accusés de démanteler les institutions démocratiques du pays.
Alors que le collectif dénonce une « instrumentalisation flagrante de la justice à des fins de décapitation politique », un appel au calme mais à la fermeté a été lancé à la population bissau-guinéenne pour sauvegarder les valeurs démocratiques du pays. La réaction de la CEDEAO reste désormais très attendue dans la région.
Vendredi 17 Juillet 2026
Amady Khalilou Diémé