Au cœur de la polémique figurent les affirmations d'Abdourahmane Diouf soutenant qu'Ousmane Sonko aurait donné son aval pour une restructuration de la dette, en lien avec les discussions menées autour du nouvel accord technique conclu avec le Fonds monétaire international (FMI).
Considérant ces propos comme une tentative de désinformation, la responsable de Pastef a fermement rejeté cette version des faits. « Ce qu’il a dit tend à faire croire qu’il s’agit d’une restructuration. J’ai vraiment honte. J’ai été ministre de la République et je n’aurais jamais pensé qu’une personne puisse atteindre ce niveau d’indignité », a-t-elle dénoncé face aux journalistes. Elle a assuré que le sujet n'avait jamais été abordé au sein des instances décisionnelles : « À aucun moment on n’a parlé de restructuration en Conseil des ministres. »
Déplorant la multiplication de sorties jugées mensongères dans le débat public, Marie Rose Faye s'est inquiétée de la dégradation du discours politique. Selon elle, les acteurs publics ont la responsabilité morale d'adopter une conduite exemplaire et de recentrer l'attention sur les urgences économiques et sociales du pays.
Elle en a profité pour adresser des critiques directes à l'action gouvernementale, estimant que certains ministres s'éloignent de leur feuille de route initiale au lieu de répondre aux attentes urgentes des populations touchées par la conjoncture économique.
Alors que le niveau d'endettement et la transparence financière restent au centre de toutes les tensions, cette nouvelle prise de parole illustre la vivacité du bras de fer entre les tenants du pouvoir et l'opposition sur les orientations économiques de l'État.
