GOUDOMP – Un ouf de soulagement, teinté d'une vive impatience. En Casamance, la relance des activités de déminage humanitaire suscite un immense espoir chez les populations meurtries par des décennies de conflit. Interrogé au micro de la radio locale Pkumel FM, le chef de village de Singhère Diola (département de Goudomp), Djibril Badji, n’a pas caché sa satisfaction, qualifiant cette reprise d'étape cruciale vers un retour définitif à la vie normale.
Cependant, le notable a profité de cette tribune pour lancer un appel pressant à l’État et à ses partenaires internationaux : le travail est loin d'être terminé, et il y a urgence.
La terreur invisible qui paralyse l'économie rurale
Pour les milliers d'habitants revenus s'installer dans la région après des années d'exil et de déplacement, le soulagement des retrouvailles a rapidement laissé place à l'angoisse. En cause ? La présence présumée de mines antipersonnel enfouies au cœur des zones de culture. Une menace invisible qui condamne les populations à vivre dans la peur et bloque toute relance économique.
« Les mines nous empêchent de retrouver nos champs qui nous donnaient beaucoup de satisfaction dans le passé », a déploré Djibril Badji.
Dans cette partie du Sénégal où l’agriculture constitue le poumon économique et la principale source de revenus des ménages, l’accès interdit aux terres fertiles s'apparente à une double peine. Sans champs à cultiver, c'est la sécurité alimentaire et la survie même des foyers qui sont directement compromises.
Un fléau qui dépasse les frontières de Singhère Diola
L'arbre Singhère Diola ne doit pas cacher la forêt. Selon le chef de village, cette détresse est partagée par de nombreuses autres localités de la bande frontalière. Dans le Balantacounda : Plusieurs villages font face au même statu quo psychosocial et économique. Dans la région de Kolda : Les communautés de déplacés, de retour sur leurs terres d'origine, partagent les mêmes craintes légitimes face au danger des engins explosifs.
Le déminage, clé de voûte de la reconstruction
Face à ce diagnostic alarmant, Djibril Badji exhorte les autorités compétentes à passer à la vitesse supérieure en élargissant le périmètre des opérations de déminage.
Pour le chef de village, l'enjeu va bien au-delà de la simple sécurisation physique des personnes. C'est le pilier central de tout le processus de reconstruction post-conflit. Libérer les terres de l'emprise des mines permettra non seulement de consolider le retour des déplacés, mais aussi de relancer durablement le secteur agricole, d'assurer l'autosuffisance locale et de ramener une paix définitive dans les cœurs et dans les champs.
La balle est désormais dans le camp de l'État et des organisations humanitaires. Les populations, elles, attendent de pouvoir enfin semer sans risquer leur vie.
Cependant, le notable a profité de cette tribune pour lancer un appel pressant à l’État et à ses partenaires internationaux : le travail est loin d'être terminé, et il y a urgence.
La terreur invisible qui paralyse l'économie rurale
Pour les milliers d'habitants revenus s'installer dans la région après des années d'exil et de déplacement, le soulagement des retrouvailles a rapidement laissé place à l'angoisse. En cause ? La présence présumée de mines antipersonnel enfouies au cœur des zones de culture. Une menace invisible qui condamne les populations à vivre dans la peur et bloque toute relance économique.
« Les mines nous empêchent de retrouver nos champs qui nous donnaient beaucoup de satisfaction dans le passé », a déploré Djibril Badji.
Dans cette partie du Sénégal où l’agriculture constitue le poumon économique et la principale source de revenus des ménages, l’accès interdit aux terres fertiles s'apparente à une double peine. Sans champs à cultiver, c'est la sécurité alimentaire et la survie même des foyers qui sont directement compromises.
Un fléau qui dépasse les frontières de Singhère Diola
L'arbre Singhère Diola ne doit pas cacher la forêt. Selon le chef de village, cette détresse est partagée par de nombreuses autres localités de la bande frontalière. Dans le Balantacounda : Plusieurs villages font face au même statu quo psychosocial et économique. Dans la région de Kolda : Les communautés de déplacés, de retour sur leurs terres d'origine, partagent les mêmes craintes légitimes face au danger des engins explosifs.
Le déminage, clé de voûte de la reconstruction
Face à ce diagnostic alarmant, Djibril Badji exhorte les autorités compétentes à passer à la vitesse supérieure en élargissant le périmètre des opérations de déminage.
Pour le chef de village, l'enjeu va bien au-delà de la simple sécurisation physique des personnes. C'est le pilier central de tout le processus de reconstruction post-conflit. Libérer les terres de l'emprise des mines permettra non seulement de consolider le retour des déplacés, mais aussi de relancer durablement le secteur agricole, d'assurer l'autosuffisance locale et de ramener une paix définitive dans les cœurs et dans les champs.
La balle est désormais dans le camp de l'État et des organisations humanitaires. Les populations, elles, attendent de pouvoir enfin semer sans risquer leur vie.