C’est un bilan qui redonne le sourire aux collectivités territoriales du Sud. Réunis ce jeudi 15 janvier à Kolda, la capitale du Fouladou, les membres du comité de pilotage du PDEC ont passé en revue les accomplissements d’une année 2025 placée sous le signe de l’efficacité et de l’inclusion.
Le désenclavement, moteur de l’économie locale
L’un des succès les plus visibles reste sans doute la réception de 104 kilomètres de pistes rurales. Pour les agriculteurs et les commerçants de la région, ces voies de communication sont de véritables poumons économiques. Elles permettent non seulement d'acheminer les produits vers les marchés, mais facilitent aussi l’accès des populations aux centres de santé et aux écoles.
Au-delà des routes, ce sont 185 sous-projets communautaires qui ont été menés à terme. Ces infrastructures de proximité touchent directement plus de 400 000 personnes. Le PDEC confirme ici sa vocation sociale : une attention particulière a été portée aux couches les plus vulnérables, bénéficiant notamment à 223 000 femmes et plus de 170 000 jeunes.
Résilience et croissance verte
Le volet économique n’est pas en reste. Grâce au financement de 121 sous-projets de subsistance, le programme a permis à plus de 84 000 bénéficiaires de sécuriser leurs revenus. Qu’il s’agisse d’agriculture, de petit commerce ou d’artisanat, ces initiatives renforcent l’autonomie des ménages face aux aléas économiques.
Parallèlement, le PDEC s’est paré de vert. Des actions concrètes pour le cadre de vie ont été déployées :
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Mise en place de systèmes de collecte d'ordures.
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Campagnes de reboisement intensives.
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Protection active de la biodiversité locale.
Cap sur juin 2026 : l'heure des finitions
Malgré ces résultats encourageants, la coordination ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Le coordonnateur du programme, Youssouf Badji, a profité de cette tribune pour fixer le cap de la nouvelle année.
L’ambition pour 2026 est de taille : achever et livrer l’intégralité des infrastructures socio-économiques prévues dans les 60 collectivités territoriales partenaires, et ce, avant le 30 juin prochain. Un compte à rebours est lancé pour finaliser cette dynamique de développement inclusif qui fait désormais de la Casamance un modèle de résilience territoriale au Sénégal.