Pour Sadou Ba, directeur exécutif de l’A3C, cette initiative s’inscrit dans un programme engagé depuis 2018. « C’est un camp de restauration de mangrove et de renforcement des capacités des communautés du Founi, ici à Balandine », explique-t-il.
Selon lui, il s’agit de la sixième campagne menée par l’organisation. L’activité doit permettre de restaurer 10 hectares de mangrove, mais également de renforcer et former entre 120 et 140 jeunes et femmes sur les questions liées au climat, au changement climatique et à la résilience climatique.
« Aujourd’hui, nous sommes accompagnés dans cette activité par l’IAG, qui est le partenaire financier de cette activité, qui nous permet aujourd’hui de reboiser dix hectares de mangrove, mais aussi de renforcer et de former les jeunes et les femmes », précise Sadou Ba.
Le choix de Balandine répond à une réalité visible sur le terrain. La mangrove qui couvrait autrefois une grande partie de la zone a fortement reculé.
« Ici, là où nous sommes, il y a quelques années, tout était mangrove. Aujourd’hui, vous constatez que presque rien de mangrove », constate le directeur exécutif de l’A3C.
Pour lui, restaurer cet écosystème permettra aux communautés de retrouver progressivement les bénéfices liés à la mangrove. « La mangrove joue un rôle important, surtout en matière économique où elle permet aujourd’hui aux communautés d’accéder aux ressources halieutiques », souligne-t-il.
Les effets attendus concernent donc directement les populations. « Quand ces mangroves-là vont grandir, le retour des espèces halieutiques comme le poisson, les crevettes » pourrait être favorisé, estime Saadou Bar. Il évoque également la possibilité pour les communautés qui pratiquaient autrefois la riziculture le long du fleuve de reprendre progressivement cette activité.
Du côté de la municipalité, l’initiative est accueillie comme une réponse à une préoccupation ancienne. Le maire de Suelle, Nfaly Badji, rappelle que la restauration de la mangrove figurait déjà dans les priorités de son équipe.
« Lorsque nous demandions à diriger la mairie, nous avions un programme de reforestation, de reboisement, mais également, surtout le reboisement de la mangrove », explique-t-il.
La commune compte six villages, dont quatre à cinq sont, selon le maire, bordés par le fleuve. Mais les conditions naturelles ont également imposé une réflexion sur le choix des espèces à planter.
« Les services techniques nous ont fait savoir que présentement au niveau de la zone, l’espèce qu’on avait l’habitude de reboiser n’est pas résistante par rapport à la salinité de la mangrove, du fleuve de Baila », indique Nfaly Badji.
Pour le maire, la journée de repiquage constitue un moment important pour la commune. « Il s’agit vraiment d’une action qui est très importante, qui va permettre aux populations vraiment de retrouver leurs activités d’antan », affirme-t-il.
Car derrière la disparition de la mangrove, c’est toute une économie locale qui a été fragilisée. « Auparavant, les populations qui bordent le fleuve avaient comme revenu principal la pêche. Donc c’était une activité génératrice de revenus qui aujourd’hui pratiquement est quasi inexistante », déplore-t-il.
La restauration de la mangrove ne constitue cependant qu’un volet de l’initiative. Pour Fanta Camara, responsable du département Climat et Jeunesse de l’Institut africain de la gouvernance et coordinatrice du programme régional Coastal Futures, l’objectif est aussi de préparer une nouvelle génération d’acteurs du climat.
Le programme est déployé dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest : le Sénégal, la Guinée-Conakry, le Ghana, le Liberia et la Sierra Leone. Au Sénégal, l’ambition est notamment de former des entrepreneurs verts dans les zones côtières et de contribuer à la restauration des écosystèmes menacés.
Fanta Camara insiste sur la nécessité de relier théorie et pratique. « Nous avons même envoyé une cohorte de jeunes qui sont en train de suivre une formation que nous sommes en train de donner à 1 000 jeunes répartis dans les 14 régions du Sénégal autour de l’entrepreneuriat vert », explique-t-elle.
Ces jeunes sont notamment amenés à effectuer des immersions pratiques dans les zones côtières afin de mieux comprendre les réalités vécues par les communautés.
Pour Fanta Camara, la dégradation de la mangrove ne peut pas être considérée comme une simple question environnementale. Les conséquences touchent directement les femmes, les familles et l’économie locale.
« Ça nous fait de la peine », confie-t-elle après avoir constaté l’état de l’écosystème à Balandine.
Elle évoque les témoignages faisant état d’une ancienne forêt dense, d’une végétation importante et d’activités économiques liées notamment aux huîtres, aux poissons et aux ressources halieutiques.
« Ça va non seulement avoir des impacts sur l’environnement, mais également sur l’économie locale », insiste-t-elle.
Et d’ajouter : « Ça dépasse l’environnement. Donc nous luttons contre le changement climatique parce que nous savons que maintenant, ce n’est plus une question d’environnement, mais c’est une question d’inclusion, d’équité, de santé et de justice climatique. »
Elle souhaite qu’ils ne soient pas uniquement bénéficiaires des formations, mais qu’ils deviennent eux-mêmes des acteurs de la réponse climatique.
« Nous aimerions qu’une fois que les jeunes soient formés, qu’ils puissent aussi être des acteurs de la lutte climatique », lance-t-elle.
L’ambition est de faire émerger des initiatives locales, des entrepreneurs verts et des actions portées directement par les jeunes. Sur les 1 000 jeunes formés au niveau national, l’objectif annoncé est d’incuber au moins 100 entreprises vertes et d’en accompagner 50 vers le financement.
À Balandine, les dix hectares à restaurer représentent donc un premier pas. Pour l’A3C, l’IAG et la commune de Suelle, l’enjeu est désormais de faire repousser la mangrove, favoriser le retour des ressources naturelles et redonner aux communautés les moyens de reconstruire une économie locale plus résiliente face au changement climatique.
Selon lui, il s’agit de la sixième campagne menée par l’organisation. L’activité doit permettre de restaurer 10 hectares de mangrove, mais également de renforcer et former entre 120 et 140 jeunes et femmes sur les questions liées au climat, au changement climatique et à la résilience climatique.
« Aujourd’hui, nous sommes accompagnés dans cette activité par l’IAG, qui est le partenaire financier de cette activité, qui nous permet aujourd’hui de reboiser dix hectares de mangrove, mais aussi de renforcer et de former les jeunes et les femmes », précise Sadou Ba.
Le choix de Balandine répond à une réalité visible sur le terrain. La mangrove qui couvrait autrefois une grande partie de la zone a fortement reculé.
« Ici, là où nous sommes, il y a quelques années, tout était mangrove. Aujourd’hui, vous constatez que presque rien de mangrove », constate le directeur exécutif de l’A3C.
Pour lui, restaurer cet écosystème permettra aux communautés de retrouver progressivement les bénéfices liés à la mangrove. « La mangrove joue un rôle important, surtout en matière économique où elle permet aujourd’hui aux communautés d’accéder aux ressources halieutiques », souligne-t-il.
Les effets attendus concernent donc directement les populations. « Quand ces mangroves-là vont grandir, le retour des espèces halieutiques comme le poisson, les crevettes » pourrait être favorisé, estime Saadou Bar. Il évoque également la possibilité pour les communautés qui pratiquaient autrefois la riziculture le long du fleuve de reprendre progressivement cette activité.
Du côté de la municipalité, l’initiative est accueillie comme une réponse à une préoccupation ancienne. Le maire de Suelle, Nfaly Badji, rappelle que la restauration de la mangrove figurait déjà dans les priorités de son équipe.
« Lorsque nous demandions à diriger la mairie, nous avions un programme de reforestation, de reboisement, mais également, surtout le reboisement de la mangrove », explique-t-il.
La commune compte six villages, dont quatre à cinq sont, selon le maire, bordés par le fleuve. Mais les conditions naturelles ont également imposé une réflexion sur le choix des espèces à planter.
« Les services techniques nous ont fait savoir que présentement au niveau de la zone, l’espèce qu’on avait l’habitude de reboiser n’est pas résistante par rapport à la salinité de la mangrove, du fleuve de Baila », indique Nfaly Badji.
Pour le maire, la journée de repiquage constitue un moment important pour la commune. « Il s’agit vraiment d’une action qui est très importante, qui va permettre aux populations vraiment de retrouver leurs activités d’antan », affirme-t-il.
Car derrière la disparition de la mangrove, c’est toute une économie locale qui a été fragilisée. « Auparavant, les populations qui bordent le fleuve avaient comme revenu principal la pêche. Donc c’était une activité génératrice de revenus qui aujourd’hui pratiquement est quasi inexistante », déplore-t-il.
La restauration de la mangrove ne constitue cependant qu’un volet de l’initiative. Pour Fanta Camara, responsable du département Climat et Jeunesse de l’Institut africain de la gouvernance et coordinatrice du programme régional Coastal Futures, l’objectif est aussi de préparer une nouvelle génération d’acteurs du climat.
Le programme est déployé dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest : le Sénégal, la Guinée-Conakry, le Ghana, le Liberia et la Sierra Leone. Au Sénégal, l’ambition est notamment de former des entrepreneurs verts dans les zones côtières et de contribuer à la restauration des écosystèmes menacés.
Fanta Camara insiste sur la nécessité de relier théorie et pratique. « Nous avons même envoyé une cohorte de jeunes qui sont en train de suivre une formation que nous sommes en train de donner à 1 000 jeunes répartis dans les 14 régions du Sénégal autour de l’entrepreneuriat vert », explique-t-elle.
Ces jeunes sont notamment amenés à effectuer des immersions pratiques dans les zones côtières afin de mieux comprendre les réalités vécues par les communautés.
Pour Fanta Camara, la dégradation de la mangrove ne peut pas être considérée comme une simple question environnementale. Les conséquences touchent directement les femmes, les familles et l’économie locale.
« Ça nous fait de la peine », confie-t-elle après avoir constaté l’état de l’écosystème à Balandine.
Elle évoque les témoignages faisant état d’une ancienne forêt dense, d’une végétation importante et d’activités économiques liées notamment aux huîtres, aux poissons et aux ressources halieutiques.
« Ça va non seulement avoir des impacts sur l’environnement, mais également sur l’économie locale », insiste-t-elle.
Et d’ajouter : « Ça dépasse l’environnement. Donc nous luttons contre le changement climatique parce que nous savons que maintenant, ce n’est plus une question d’environnement, mais c’est une question d’inclusion, d’équité, de santé et de justice climatique. »
Elle souhaite qu’ils ne soient pas uniquement bénéficiaires des formations, mais qu’ils deviennent eux-mêmes des acteurs de la réponse climatique.
« Nous aimerions qu’une fois que les jeunes soient formés, qu’ils puissent aussi être des acteurs de la lutte climatique », lance-t-elle.
L’ambition est de faire émerger des initiatives locales, des entrepreneurs verts et des actions portées directement par les jeunes. Sur les 1 000 jeunes formés au niveau national, l’objectif annoncé est d’incuber au moins 100 entreprises vertes et d’en accompagner 50 vers le financement.
À Balandine, les dix hectares à restaurer représentent donc un premier pas. Pour l’A3C, l’IAG et la commune de Suelle, l’enjeu est désormais de faire repousser la mangrove, favoriser le retour des ressources naturelles et redonner aux communautés les moyens de reconstruire une économie locale plus résiliente face au changement climatique.
