L'heure n'est plus aux promesses de bitume et de murs, mais à l'excellence technologique. Accompagné des autorités administratives et locales, Yankoba Diémé Ministre des transports terrestres et aériens et Dethie Fall, Ministre des Infrastructures ont inspecté chaque recoin du chantier de l’aéroport de Ziguinchor. Le message est clair : le Sénégal ne transige plus avec les normes.
Le défi de la certification : "Le système nerveux" avant tout
Fini l'époque où l'on livrait des infrastructures "coquilles vides". Pour le ministre Yankoba Diémé, la priorité absolue est ce qu'il appelle le « système nerveux » de l'aéroport : la sûreté et la sécurité.
« Construire un mur ou mettre du goudron, c’est le dur que tout le monde voit. Mais la différence, ce sont les signaux qui permettent aux avions de se poser », a-t-il martelé.
Depuis 2025, le Sénégal est une nation certifiée au plan international. Un titre de prestige arraché de haute lutte, qui impose aujourd'hui des délais plus rigoureux. Pas question de perdre ce précieux sésame pour une précipitation électorale ou logistique.
L’ASECNA en "Juge de Paix" le 15 avril
Le tournant décisif aura lieu dans quelques jours. Le ministre a annoncé avoir sécurisé le passage de l'avion de calibrage de l'ASECNA (le "gendarme évaluateur") pour le 15 avril prochain. C'est cet appareil, et lui seul, qui validera les dispositifs de haute technologie et autorisera l'ouverture officielle.
Sur le terrain, la pression est palpable. Les entreprises sont sommées de s'aligner sur ce calendrier. Derrière le tarmac, des conteneurs de matériel "dernier cri" attendent d'être déployés. Les contrôleurs aériens sont déjà en formation et la nouvelle tour de contrôle est prête à scruter le ciel de la Casamance.
Un engagement ferme envers le peuple
Yankoba Diémé a tenu à saluer la collaboration avec le Ministre des Infrastructures, Dethie Fall, pour avoir accéléré la cadence. Pour le gouvernement, le respect de la parole donnée par le Président de la République et le Premier Ministre est un « impératif ».
« Aucune entreprise n’aura le droit de remettre en cause cette parole qui est devenue celle du peuple sénégalais », a prévenu le ministre, d'un ton qui ne laisse place à aucun glissement de calendrier supplémentaire.
Ziguinchor attend son envol. Le 15 avril, le ciel dira si le pari est gagné.
