Le réveil a été brutal pour les étudiants de Ziguinchor. Par un communiqué officiel signé ce matin par le Directeur, le Dr Salif Baldé, le CROUS/Z a acté la fermeture d'un service vital : la restauration. Pour des milliers d'étudiants, dont le quotidien dépend de ces repas à prix sociaux, cette décision sonne comme une déclaration de guerre sociale, ou du moins, un aveu d'impuissance face au désordre.
L’impasse des « Journées sans ticket »
À l'origine de cette crise brutale, la multiplication des « Journées sans ticket » (JST). Ce mode de contestation, où les étudiants s'alimentent sans s'acquitter de leur titre de paiement, a fini par faire imploser le système. Selon la direction, la situation a atteint un point de non-retour lors du petit-déjeuner de ce jeudi.
« Les conditions minimales de sécurité, d’organisation et de continuité du service ne sont plus garanties », martèle le communiqué du CROUS/Z.
Face à ce que l'administration qualifie d'incidents organisationnels majeurs, le Dr Salif Baldé a tranché : fermeture immédiate, et ce, sans aucun calendrier de réouverture.
Un double châtiment : Restauration et Codification suspendues
Comme si la faim ne suffisait pas, la direction a également porté un coup d’arrêt à la codification (l’attribution des chambres en cité universitaire). Initialement prévues pour stabiliser le logement des étudiants, ces opérations sont reportées sine die. L’administration juge l’environnement actuel trop instable pour garantir l’équité et la sécurité de la procédure.
Un campus sous haute tension
Cette fermeture n’est pas un cas isolé. Lundi dernier déjà, les cuisines étaient restées froides suite aux manifestations qui secouent actuellement les universités publiques du Sénégal. Mais cette fois-ci, la rupture semble plus profonde. En plein cœur d'une crise du coût de la vie, priver les étudiants de leur principal recours alimentaire risque d'embraser davantage les esprits.
Si le CROUS/Z affirme rester « ouvert au dialogue » pour trouver des solutions durables, la fermeté est de mise. Pour l’heure, le restaurant est clos, les marmites sont vides, et l’incertitude plane sur l’avenir social de l’UASZ.
L'université de Ziguinchor saura-t-elle retrouver le chemin de la concertation avant que la faim ne pousse les étudiants à nouveau dans la rue ? La balle est désormais dans le camp des médiateurs.
L’impasse des « Journées sans ticket »
À l'origine de cette crise brutale, la multiplication des « Journées sans ticket » (JST). Ce mode de contestation, où les étudiants s'alimentent sans s'acquitter de leur titre de paiement, a fini par faire imploser le système. Selon la direction, la situation a atteint un point de non-retour lors du petit-déjeuner de ce jeudi.
« Les conditions minimales de sécurité, d’organisation et de continuité du service ne sont plus garanties », martèle le communiqué du CROUS/Z.
Face à ce que l'administration qualifie d'incidents organisationnels majeurs, le Dr Salif Baldé a tranché : fermeture immédiate, et ce, sans aucun calendrier de réouverture.
Un double châtiment : Restauration et Codification suspendues
Comme si la faim ne suffisait pas, la direction a également porté un coup d’arrêt à la codification (l’attribution des chambres en cité universitaire). Initialement prévues pour stabiliser le logement des étudiants, ces opérations sont reportées sine die. L’administration juge l’environnement actuel trop instable pour garantir l’équité et la sécurité de la procédure.
Un campus sous haute tension
Cette fermeture n’est pas un cas isolé. Lundi dernier déjà, les cuisines étaient restées froides suite aux manifestations qui secouent actuellement les universités publiques du Sénégal. Mais cette fois-ci, la rupture semble plus profonde. En plein cœur d'une crise du coût de la vie, priver les étudiants de leur principal recours alimentaire risque d'embraser davantage les esprits.
Si le CROUS/Z affirme rester « ouvert au dialogue » pour trouver des solutions durables, la fermeté est de mise. Pour l’heure, le restaurant est clos, les marmites sont vides, et l’incertitude plane sur l’avenir social de l’UASZ.
L'université de Ziguinchor saura-t-elle retrouver le chemin de la concertation avant que la faim ne pousse les étudiants à nouveau dans la rue ? La balle est désormais dans le camp des médiateurs.
