Un hommage vibrant à la fraternité d’armes et au parcours accompli
C’est avec une émotion palpable et un profond respect du protocole que la cérémonie d’inauguration s’est ouverte. Devant un parterre d’autorités administratives, militaires, paramilitaires et sanitaires de la région de Ziguinchor — du Gouverneur au Maire, en passant par les commandants de corps, les directeurs d'hôpitaux et les chefs de services régionaux —, l'hommage rendu aux troupes et aux anciens a donné le ton de l'événement.
Évoquant le souvenir des années 1990 et 2000 aux côtés des bataillons de parachutistes, l'accent a été mis sur le parcours accompli par l'institution. De simple centre médical de garnison, la structure est devenue un centre médical interarmées, avant de se muer en un établissement hospitalier militaire de référence, portant le nom du Médecin-Colonel Georges NIOUCKY, ancien directeur du Service de santé des armées.
« En regardant aujourd'hui nos camarades les plus jeunes, alignés, fiers, le regard droit, je ne peux m'empêcher de faire un voyage rétrospectif... Nous étions ensemble, jeunes officiers aux bataillons de parachutistes. Nous avions une mission unique, solidaire : protéger, préserver, sauver, servir. »
Une pensée solennelle a également été adressée aux aînés, aux camarades disparus, ainsi qu’aux militaires malades ou blessés au service de la Nation.
Un saut technologique au cœur du concept « Armée-Nation »
L'acquisition de ce scanner de dernière génération n'est pas un acte isolé : elle s'inscrit dans le prolongement d'une dynamique continue d'équipement et de spécialisation. L'hôpital militaire de Ziguinchor s'est progressivement doté d'outils de pointe :
- Chirurgie viscérale avec colonne de cœlio-scopie ;
- Traumatologie et orthopédie dotées d'un amplificateur de brillance ;
- Anesthésiologie et biologie médicale ;
- Radiologie conventionnelle et échographie.
L'arrivée de cette nouvelle unité d'imagerie moderne apporte la précision anatomique indispensable aux interventions d'urgence. En traumatologie, ce matériel permet de détecter rapidement les fractures complexes, les hémorragies internes et les traumatismes crâniens, tout en guidant avec exactitude les gestes médicaux invasifs.
Financé dans son intégralité (infrastructure et équipements) par le Chef d'État-Major Général des Armées, le Vice-Amiral Farba SARR, ce centre incarne la concrétisation du concept Armée-Nation. Il constitue une contribution majeure à l'équité sanitaire et à la décentralisation de l'accès aux soins de spécialité au profit des militaires, de leurs familles et de l'ensemble des populations de la région de Ziguinchor.
Une reconnaissance partagée et des perspectives ambitieuses
L'événement a été l'occasion de témoigner une profonde gratitude à l'ensemble des acteurs ayant permis la concrétisation de ce projet, notamment l'entreprise Technologie Services, partenaire technique de l'infrastructure, ainsi que le Commandant de la Zone Militaire n°5 pour son soutien quotidien aux équipes médicales sur le terrain.
Félicitant chaleureusement le médecin-chef, les praticiens et l'ensemble du personnel soignant pour leur engagement sans faille, le commandement a rappelé que disposer de tels équipements relève d'une nécessité opérationnelle face aux défis complexes du monde contemporain.
L'inauguration de ce scanner ne marque pas l'aboutissement des efforts, mais une étape supplémentaire. Parmi les projets à venir figurent déjà :
- La construction et l'équipement d'un centre d'hémodialyse, destiné à répondre aux besoins urgents des personnels armés, de leurs familles et des populations civiles.
« On nous tue, on ne nous déshonore pas »
En conclusion de cette cérémonie, le sens profond de l'engagement médical militaire a été réaffirmé avec force :
« Relever celui que la maladie a agité ou que la blessure a terrassé, en vérité, c'est la plus sûre des quêtes. Restaurer l'intégrité physique et le bien-être d'un blessé constitue le plus intérieur des devoirs humains. Rétablir la santé d'un malade ou d'un blessé est le plus noble des combats. »
C'est sous la célèbre devise des Armées sénégalaises — "On nous tue, on ne nous déshonore pas" — que s'est clôturée cette journée historique pour la santé militaire et pour la région de Ziguinchor.
