Un retour aux sources sous le signe de la quiétude
C’est dans son quartier des HLM, entouré de ses amis d’enfance et de ses proches, qu'Ousmane Sonko a célébré la fin du Ramadan. Si l'émotion était palpable lors de ses vœux adressés à la communauté musulmane et chrétienne — saluant au passage la fin du carême — le Premier Ministre n'a pas tardé à rebondir sur l'actualité brûlante du pays.
S’appropriant le sermon de l’Imam sur les maux de la société (jalousie, médisance, réseaux sociaux), il a rappelé une vérité fondamentale : "Le Sénégal est un pays de liberté, mais la liberté n'est pas le libertinage."
État de droit : "Pas d'excès, pas d'exagération"
Le ton est monté d'un cran lorsque le chef du gouvernement a évoqué l'espace public. Tout en reconnaissant le droit à l'opposition et à la critique — des libertés dont il a lui-même usé — Sonko a tracé une ligne rouge infranchissable : la sécurité nationale. "Nous sommes les tenants du pouvoir pour garantir cette liberté, mais sans conséquences dommageables sur la paix sociale. Ce ne sera pas tolérable", a-t-il martelé, appelant à la responsabilité de chacun.
Le défi de la souveraineté : L'exemple de l'Iran
Abordant les questions économiques, Ousmane Sonko a prôné une rupture radicale avec la dépendance extérieure. Pour lui, le patriotisme ne se décrète pas, il se vit à travers la protection des intérêts nationaux. Citant l'Iran comme modèle de résilience technologique et militaire face à 40 ans d'embargo, il a fustigé une croissance sénégalaise "extravertie" qui enrichit l'extérieur au détriment de l'emploi local.
"Si on fait 10% de croissance, il faut que 8% restent au Sénégal", a-t-il lancé, dénonçant un héritage financier lourd où 70% des recettes servent à éponger la dette.
Casamance : La fin des zones d'exception
C’est sur le dossier de la sécurité en Casamance que le discours a été le plus choc. Présentant ses condoléances aux familles des soldats tombés au front, le Premier Ministre a redéfini le conflit : il ne s'agit plus de revendications indépendantistes, mais de lutte contre le narcotrafic.
"Ce n'est plus une affaire d'indépendance, c'est une affaire de culture de cannabis. Un État responsable ne peut pas accepter des sanctuaires consacrés à des cultures illicites."
Tout en tendant la main aux factions prêtes à déposer les armes, il a prévenu que l'État déploiera "toute la rigueur et toutes les forces" pour pacifier chaque centimètre du territoire.
Infrastructures : Ziguinchor bientôt désenclavée
Enfin, pour rassurer ses administrés, Ousmane Sonko a annoncé des avancées concrètes :
C’est dans son quartier des HLM, entouré de ses amis d’enfance et de ses proches, qu'Ousmane Sonko a célébré la fin du Ramadan. Si l'émotion était palpable lors de ses vœux adressés à la communauté musulmane et chrétienne — saluant au passage la fin du carême — le Premier Ministre n'a pas tardé à rebondir sur l'actualité brûlante du pays.
S’appropriant le sermon de l’Imam sur les maux de la société (jalousie, médisance, réseaux sociaux), il a rappelé une vérité fondamentale : "Le Sénégal est un pays de liberté, mais la liberté n'est pas le libertinage."
État de droit : "Pas d'excès, pas d'exagération"
Le ton est monté d'un cran lorsque le chef du gouvernement a évoqué l'espace public. Tout en reconnaissant le droit à l'opposition et à la critique — des libertés dont il a lui-même usé — Sonko a tracé une ligne rouge infranchissable : la sécurité nationale. "Nous sommes les tenants du pouvoir pour garantir cette liberté, mais sans conséquences dommageables sur la paix sociale. Ce ne sera pas tolérable", a-t-il martelé, appelant à la responsabilité de chacun.
Le défi de la souveraineté : L'exemple de l'Iran
Abordant les questions économiques, Ousmane Sonko a prôné une rupture radicale avec la dépendance extérieure. Pour lui, le patriotisme ne se décrète pas, il se vit à travers la protection des intérêts nationaux. Citant l'Iran comme modèle de résilience technologique et militaire face à 40 ans d'embargo, il a fustigé une croissance sénégalaise "extravertie" qui enrichit l'extérieur au détriment de l'emploi local.
"Si on fait 10% de croissance, il faut que 8% restent au Sénégal", a-t-il lancé, dénonçant un héritage financier lourd où 70% des recettes servent à éponger la dette.
Casamance : La fin des zones d'exception
C’est sur le dossier de la sécurité en Casamance que le discours a été le plus choc. Présentant ses condoléances aux familles des soldats tombés au front, le Premier Ministre a redéfini le conflit : il ne s'agit plus de revendications indépendantistes, mais de lutte contre le narcotrafic.
"Ce n'est plus une affaire d'indépendance, c'est une affaire de culture de cannabis. Un État responsable ne peut pas accepter des sanctuaires consacrés à des cultures illicites."
Tout en tendant la main aux factions prêtes à déposer les armes, il a prévenu que l'État déploiera "toute la rigueur et toutes les forces" pour pacifier chaque centimètre du territoire.
Infrastructures : Ziguinchor bientôt désenclavée
Enfin, pour rassurer ses administrés, Ousmane Sonko a annoncé des avancées concrètes :
- Aéroport de Ziguinchor : Réouverture prévue fin avril 2026.
- Pont Emile Badiane : Un budget de 30 milliards de FCFA inscrit pour 2026 afin de lancer les travaux sur fonds propres, refusant d'attendre les diktats des bailleurs de fonds (FMI, Chine).
