Un front uni contre l’ombre du passé
Ce n’était pas une simple commémoration, mais un véritable cri de ralliement. À Thionck-Essyl, le Centre de Promotion et de Réinsertion Sociale (CPRS), sous l'égide du Ministère de la Famille, de l'Action Sociale et des Solidarités, a sonné l’alarme.
Isidore Hamad Diouf, directeur du CPRS, ne cache pas sa détermination. Pour ce travailleur social de première ligne, la célébration de cette journée est le point d'orgue d'une mission de protection vitale : « C’est un sentiment de satisfaction de voir tous les services techniques accompagner les filles et les femmes. Notre mission est claire : insuffler une dynamique de changement de comportement, non seulement chez les parents, mais auprès de toutes les autorités. »
Briser le mythe du « Culturel »
Le constat est sans appel : à Thionck-Essyl, l'excision survit souvent sous le vernis de la coutume. Un argument que Maleyni Mané, responsable suivi et évaluation de l’association Soum Soum Ziguinchor, démonte avec force. Pour lui, il est temps de faire la part des choses entre l'identité culturelle et la violence physique. « Les gens prennent cela pour des faits culturels, alors qu'en réalité, tel n'est pas le cas », martèle-t-il. En collaboration avec Terre Asturias, l'association multiplie les sensibilisations pour confronter la communauté aux effets dévastateurs de ces pratiques. Le message est simple, mais radical : l'arrêt total.
Au-delà de la santé : une question de Genre et de Droit
La lutte ne s'arrête pas à la table d'opération. Elle s'inscrit dans un combat plus large contre les violences basées sur le genre. Maleyni Mané souligne une confusion persistante : le genre n'est pas qu'une affaire de « face-à-face » entre l'homme et la femme, c'est une structure sociale qui, aujourd'hui, brise des vies dès l'enfance.
Les piliers de la stratégie de Thionck-Essyl : La Prévention : Anticiper pour protéger les couches les plus vulnérables. L'Éducation : Faire comprendre aux mères que les conséquences de l'excision sont « diamétralement opposées » à l'avenir et à la santé de leurs filles. La Coopération : Mobiliser la gendarmerie, la mairie et le district sanitaire pour faire respecter la loi et les droits humains.
« L'avenir n'est pas dans la lame »
Le changement est en marche. Selon les acteurs de terrain, les mentalités commencent à vaciller. Les familles voient enfin les séquelles, les complications et la douleur derrière la tradition.
Mais pour que ce 6 février ne soit pas qu'une date sur un calendrier, l'engagement doit être quotidien. À Thionck-Essyl, le message est désormais gravé : pour que les filles de demain puissent s'épanouir, la tolérance zéro n'est pas une option, c'est une nécessité absolue.
Ce n’était pas une simple commémoration, mais un véritable cri de ralliement. À Thionck-Essyl, le Centre de Promotion et de Réinsertion Sociale (CPRS), sous l'égide du Ministère de la Famille, de l'Action Sociale et des Solidarités, a sonné l’alarme.
Isidore Hamad Diouf, directeur du CPRS, ne cache pas sa détermination. Pour ce travailleur social de première ligne, la célébration de cette journée est le point d'orgue d'une mission de protection vitale : « C’est un sentiment de satisfaction de voir tous les services techniques accompagner les filles et les femmes. Notre mission est claire : insuffler une dynamique de changement de comportement, non seulement chez les parents, mais auprès de toutes les autorités. »
Briser le mythe du « Culturel »
Le constat est sans appel : à Thionck-Essyl, l'excision survit souvent sous le vernis de la coutume. Un argument que Maleyni Mané, responsable suivi et évaluation de l’association Soum Soum Ziguinchor, démonte avec force. Pour lui, il est temps de faire la part des choses entre l'identité culturelle et la violence physique. « Les gens prennent cela pour des faits culturels, alors qu'en réalité, tel n'est pas le cas », martèle-t-il. En collaboration avec Terre Asturias, l'association multiplie les sensibilisations pour confronter la communauté aux effets dévastateurs de ces pratiques. Le message est simple, mais radical : l'arrêt total.
Au-delà de la santé : une question de Genre et de Droit
La lutte ne s'arrête pas à la table d'opération. Elle s'inscrit dans un combat plus large contre les violences basées sur le genre. Maleyni Mané souligne une confusion persistante : le genre n'est pas qu'une affaire de « face-à-face » entre l'homme et la femme, c'est une structure sociale qui, aujourd'hui, brise des vies dès l'enfance.
Les piliers de la stratégie de Thionck-Essyl : La Prévention : Anticiper pour protéger les couches les plus vulnérables. L'Éducation : Faire comprendre aux mères que les conséquences de l'excision sont « diamétralement opposées » à l'avenir et à la santé de leurs filles. La Coopération : Mobiliser la gendarmerie, la mairie et le district sanitaire pour faire respecter la loi et les droits humains.
« L'avenir n'est pas dans la lame »
Le changement est en marche. Selon les acteurs de terrain, les mentalités commencent à vaciller. Les familles voient enfin les séquelles, les complications et la douleur derrière la tradition.
Mais pour que ce 6 février ne soit pas qu'une date sur un calendrier, l'engagement doit être quotidien. À Thionck-Essyl, le message est désormais gravé : pour que les filles de demain puissent s'épanouir, la tolérance zéro n'est pas une option, c'est une nécessité absolue.