Les coulisses d'une séparation brutale
C’est un témoignage sans concession qu'a livré Ousmane Sonko pour « édifier les Sénégalais » sur l’évolution politique majeure de ces derniers jours. Selon ses dires, la rupture s'est matérialisée le vendredi 24 mai 2026, lors d’une audience à 16 heures au Palais de la République.
Le président Bassirou Diomaye Faye lui aurait alors notifié son souhait de mettre un terme à leur collaboration, incommodé par certaines positions récentes du Premier ministre. Ousmane Sonko affirme avoir proposé à plusieurs reprises de « se décaler » vers l’Assemblée nationale de manière concertée afin de préserver l'unité, une option systématiquement rejetée par le chef de l'État avant son limogeage officiel par décret le soir même.
« Il a voulu que je dise que c’est d’un commun accord que nous avons décidé de nous séparer. J’ai dit non. [...] Il faut que vous preniez la responsabilité de dire que vous m’avez limogé », a martelé le leader de PASTEF.
Des négociations gouvernementales infructueuses
Le leader de PASTEF a levé le voile sur les tentatives avortées de formation du nouveau gouvernement. Refusant une démarche du Chef de l'État qu'il qualifie de « contournement » des instances du parti, M. Sonko a dépêché des émissaires pour s'entretenir avec le nouveau Premier ministre.
Les exigences de PASTEF tournaient autour de quatre axes majeurs : La gestion de la dette et le pouvoir d'achat des Sénégalais. La renégociation des contrats stratégiques. La justice et la reddition des comptes, un chantier jugé « totalement saboté de l’intérieur » depuis deux ans. Une représentation gouvernementale proportionnelle au poids politique du parti. C'est sur ce dernier point que le fossé s'est irrémédiablement creusé. Ousmane Sonko a révélé que le Président Faye n'a proposé que 7 portefeuilles (puis 8) sur un total de 30 ministres, sans aucun ministère de souveraineté, à la formation politique majoritaire. Plus encore, PASTEF a récusé trois des ministres sortants (MM. Bala Moussa Fofana, Sy et Yankouba Diémé) pour avoir outrepassé les consignes du parti. Face à ce qu'il qualifie d'absence d'« assise politique sérieuse » du nouveau gouvernement, PASTEF a massivement rejeté l'offre de participation.
L'ère de la cohabitation et de la vigilance parlementaire
Fort d'une majorité écrasante de 130 députés sur 165 à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko considère que le pouvoir exécutif se trouve désormais, de fait, dans une situation de cohabitation. Disposant de l'arme constitutionnelle de la motion de censure, il a toutefois précisé qu'il n'était pas dans une logique de blocage institutionnel.
« Si je le voulais et si PASTEF le veut, demain, encore dans 72 heures, ce gouvernement va tomber. Parce qu’on a la possibilité de censurer. Mais nous nous préoccupons d’abord de l’intérêt supérieur de ce pays », a-t-il déclaré, assurant que l'Assemblée nationale accompagnerait l'action publique et voterait le budget si les intérêts des Sénégalais étaient préservés.
Il a également profité de l'occasion pour lancer un avertissement au nouveau Premier ministre, lui demandant de « rester technocrate » et de « sortir du jeu politique ».
Un appel au calme adressé à la jeunesse
Dénonçant des « provocations » et l'utilisation de leviers étatiques et judiciaires visant, selon lui, à dépeindre PASTEF comme un parti belliqueux, Ousmane Sonko a fermement appelé ses militants, en particulier les jeunes, à la retenue et à la sérénité.
En conclusion, le président de PASTEF a exhorté le chef de l'État à privilégier un « dialogue politique intelligent et constant » pour éviter de plonger à nouveau le Sénégal dans l'instabilité, rappelant l'importance de rassurer les bailleurs de fonds, notamment le FMI, et les investisseurs internationaux.
C’est un témoignage sans concession qu'a livré Ousmane Sonko pour « édifier les Sénégalais » sur l’évolution politique majeure de ces derniers jours. Selon ses dires, la rupture s'est matérialisée le vendredi 24 mai 2026, lors d’une audience à 16 heures au Palais de la République.
Le président Bassirou Diomaye Faye lui aurait alors notifié son souhait de mettre un terme à leur collaboration, incommodé par certaines positions récentes du Premier ministre. Ousmane Sonko affirme avoir proposé à plusieurs reprises de « se décaler » vers l’Assemblée nationale de manière concertée afin de préserver l'unité, une option systématiquement rejetée par le chef de l'État avant son limogeage officiel par décret le soir même.
« Il a voulu que je dise que c’est d’un commun accord que nous avons décidé de nous séparer. J’ai dit non. [...] Il faut que vous preniez la responsabilité de dire que vous m’avez limogé », a martelé le leader de PASTEF.
Des négociations gouvernementales infructueuses
Le leader de PASTEF a levé le voile sur les tentatives avortées de formation du nouveau gouvernement. Refusant une démarche du Chef de l'État qu'il qualifie de « contournement » des instances du parti, M. Sonko a dépêché des émissaires pour s'entretenir avec le nouveau Premier ministre.
Les exigences de PASTEF tournaient autour de quatre axes majeurs : La gestion de la dette et le pouvoir d'achat des Sénégalais. La renégociation des contrats stratégiques. La justice et la reddition des comptes, un chantier jugé « totalement saboté de l’intérieur » depuis deux ans. Une représentation gouvernementale proportionnelle au poids politique du parti. C'est sur ce dernier point que le fossé s'est irrémédiablement creusé. Ousmane Sonko a révélé que le Président Faye n'a proposé que 7 portefeuilles (puis 8) sur un total de 30 ministres, sans aucun ministère de souveraineté, à la formation politique majoritaire. Plus encore, PASTEF a récusé trois des ministres sortants (MM. Bala Moussa Fofana, Sy et Yankouba Diémé) pour avoir outrepassé les consignes du parti. Face à ce qu'il qualifie d'absence d'« assise politique sérieuse » du nouveau gouvernement, PASTEF a massivement rejeté l'offre de participation.
L'ère de la cohabitation et de la vigilance parlementaire
Fort d'une majorité écrasante de 130 députés sur 165 à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko considère que le pouvoir exécutif se trouve désormais, de fait, dans une situation de cohabitation. Disposant de l'arme constitutionnelle de la motion de censure, il a toutefois précisé qu'il n'était pas dans une logique de blocage institutionnel.
« Si je le voulais et si PASTEF le veut, demain, encore dans 72 heures, ce gouvernement va tomber. Parce qu’on a la possibilité de censurer. Mais nous nous préoccupons d’abord de l’intérêt supérieur de ce pays », a-t-il déclaré, assurant que l'Assemblée nationale accompagnerait l'action publique et voterait le budget si les intérêts des Sénégalais étaient préservés.
Il a également profité de l'occasion pour lancer un avertissement au nouveau Premier ministre, lui demandant de « rester technocrate » et de « sortir du jeu politique ».
Un appel au calme adressé à la jeunesse
Dénonçant des « provocations » et l'utilisation de leviers étatiques et judiciaires visant, selon lui, à dépeindre PASTEF comme un parti belliqueux, Ousmane Sonko a fermement appelé ses militants, en particulier les jeunes, à la retenue et à la sérénité.
En conclusion, le président de PASTEF a exhorté le chef de l'État à privilégier un « dialogue politique intelligent et constant » pour éviter de plonger à nouveau le Sénégal dans l'instabilité, rappelant l'importance de rassurer les bailleurs de fonds, notamment le FMI, et les investisseurs internationaux.