Rejet de la LFR 2026 : L’Union centriste du Sénégal alerte sur les risques économiques et sociaux

Dakar – L’Union centriste du Sénégal (UCS), dirigée par l’ancien ministre d’État Abdoulaye Baldé, a exprimé ce mercredi 4 novembre sa vive inquiétude à la suite du rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 par l’Assemblée nationale.


Dans un communiqué officiel, la formation politique pointe du doigt d'importantes difficultés financières, soulignant un déficit de près de 600 milliards de FCFA dans la mobilisation des ressources du Plan de redressement économique et social (PRES) à la fin septembre 2026. Selon l’UCS, cet écart remet en question la sincérité et le réalisme des prévisions budgétaires initiales.
 

Au-delà du blocage institutionnel, l’ancien maire de Ziguinchor et son parti redoutent des impacts directs sur les ménages vulnérables face au renchérissement du coût de la vie. Le rejet de la LFR risque en effet de compromettre le financement de mesures sociales essentielles, telles que les bourses de sécurité familiale et les subventions à l'énergie.
 

« Les Sénégalais ne sauraient être tenus pour responsables des insuffisances de l’action publique », avertit le parti, qui appelle le gouvernement à plus de transparence sur l'état réel des finances publiques et à la formulation de mesures soutenables.
 

Appelant à dépasser les « calculs partisans » et les « bras de fer », l’UCS exhorte l’exécutif et le parlement à rétablir rapidement le dialogue afin d'aboutir à un compromis garantissant la continuité des services publics et la protection des populations.

Jeudi 5 Novembre 2026
Amady Khalilou Diémé

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