Par Honorable Bacary Diedhiou
Il arrive dans la vie des nations des moments où les illusions se dissipent brutalement. Des moments où les masques tombent, où les silences deviennent des aveux, et où chaque conscience est sommée de choisir son camp.
La présentation de la charte d’une coalition de la place intervient dans un climat lourd, chargé d’incompréhensions et de blessures. Beaucoup, au sein de notre camp, ont ressenti une douleur profonde. Comme une flèche tirée de l’intérieur même de la maison commune. Une flèche inattendue, venue de ceux que l’on croyait engagés à nos côtés jusqu’au bout du chemin.
Mais l’histoire des luttes populaires nous enseigne une chose essentielle : les blessures ne détruisent pas toujours les causes justes. Souvent, elles révèlent la solidité des convictions et la profondeur des fidélités.
Car ce combat n’a jamais été celui des calculs politiciens ni des alliances opportunistes. Il est né dans la douleur d’un peuple humilié. Il est né dans les cris étouffés d’une jeunesse confrontée à l’injustice. Il est né dans les familles endeuillées, dans les rues marquées par la violence et dans les regards éteints de ceux que le système avait brisés.
Comment oublier ces vies fauchées ?
Comment oublier ces jeunes dont l’avenir a été brutalement interrompu ?
Comment oublier ces destins mutilés par un ordre injuste que nous avions juré de transformer ?
À chaque fois que ces images reviennent à la mémoire collective, la douleur ressurgit. Mais cette douleur est aussi un rappel. Un rappel du sens de notre engagement. Un rappel de la promesse faite à tout un peuple.
Aujourd’hui, le moment exige plus que des discours : il exige du courage moral et de la clarté politique. Les ambiguïtés n’ont plus leur place. Le temps des calculs personnels doit s’effacer devant l’exigence de loyauté envers la cause qui nous a rassemblés.
Car face à l’injustice, le silence n’est jamais neutre.
Se taire, c’est déjà consentir. Hésiter, c’est déjà choisir. Dans les moments décisifs de l’histoire, la neutralité devient impossible. Elle est toujours interprétée comme un soutien à l’ordre établi. C’est pourquoi chacun doit aujourd’hui regarder son engagement en face et répondre à une question simple mais essentielle : qu’est-ce qui compte réellement ? Les intérêts passagers ou la fidélité à un idéal porté par tout un peuple ?
À vous, patriotes de Bignona, ma base affective.
À vous, militants et citoyens dispersés à travers le Sénégal et dans la diaspora.
Les grandes luttes traversent toujours des tempêtes. Mais c’est dans ces tempêtes que se révèlent les véritables compagnons de route.
Il arrive dans la vie des nations des moments où les illusions se dissipent brutalement. Des moments où les masques tombent, où les silences deviennent des aveux, et où chaque conscience est sommée de choisir son camp.
La présentation de la charte d’une coalition de la place intervient dans un climat lourd, chargé d’incompréhensions et de blessures. Beaucoup, au sein de notre camp, ont ressenti une douleur profonde. Comme une flèche tirée de l’intérieur même de la maison commune. Une flèche inattendue, venue de ceux que l’on croyait engagés à nos côtés jusqu’au bout du chemin.
Mais l’histoire des luttes populaires nous enseigne une chose essentielle : les blessures ne détruisent pas toujours les causes justes. Souvent, elles révèlent la solidité des convictions et la profondeur des fidélités.
Car ce combat n’a jamais été celui des calculs politiciens ni des alliances opportunistes. Il est né dans la douleur d’un peuple humilié. Il est né dans les cris étouffés d’une jeunesse confrontée à l’injustice. Il est né dans les familles endeuillées, dans les rues marquées par la violence et dans les regards éteints de ceux que le système avait brisés.
Comment oublier ces vies fauchées ?
Comment oublier ces jeunes dont l’avenir a été brutalement interrompu ?
Comment oublier ces destins mutilés par un ordre injuste que nous avions juré de transformer ?
À chaque fois que ces images reviennent à la mémoire collective, la douleur ressurgit. Mais cette douleur est aussi un rappel. Un rappel du sens de notre engagement. Un rappel de la promesse faite à tout un peuple.
Aujourd’hui, le moment exige plus que des discours : il exige du courage moral et de la clarté politique. Les ambiguïtés n’ont plus leur place. Le temps des calculs personnels doit s’effacer devant l’exigence de loyauté envers la cause qui nous a rassemblés.
Car face à l’injustice, le silence n’est jamais neutre.
Se taire, c’est déjà consentir. Hésiter, c’est déjà choisir. Dans les moments décisifs de l’histoire, la neutralité devient impossible. Elle est toujours interprétée comme un soutien à l’ordre établi. C’est pourquoi chacun doit aujourd’hui regarder son engagement en face et répondre à une question simple mais essentielle : qu’est-ce qui compte réellement ? Les intérêts passagers ou la fidélité à un idéal porté par tout un peuple ?
À vous, patriotes de Bignona, ma base affective.
À vous, militants et citoyens dispersés à travers le Sénégal et dans la diaspora.
Les grandes luttes traversent toujours des tempêtes. Mais c’est dans ces tempêtes que se révèlent les véritables compagnons de route.