Forum du Buluf, deuxième édition : Vers une « banque verte » pour transformer les terroirs du Sud

Le Directeur Général de l'Agence sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille Verte, le Dr Sékouna Diatta, a ouvert la deuxième édition du Forum Environnement et Développement du Buluf. Un rendez-vous crucial placé sous le signe de la planification stratégique, de la solidarité intercommunale et de la mobilisation collective pour faire face au défi climatique.


C’est un appel solennel à l'action et à l’unité qu’a lancé le Dr Sékouna Diatta lors de la deuxième édition du Forum du Buluf (parfois orthographié Dublouf ou Blouf). Devant un parterre d’officiels, de maires locaux et une jeunesse particulièrement mobilisée, le Directeur Général a réaffirmé l'urgence de sanctuariser le patrimoine naturel de la région Sud du Sénégal tout en en faisant un levier de croissance économique.
« Nos ressources naturelles constituent le socle de notre souveraineté économique et de notre résilience climatique. » – Dr Sékouna Diatta
 
Sortir de la gestion de crise : l'heure de l'anticipation
Face aux assauts de plus en plus visibles du changement climatique, le ton n'est plus à la simple réaction. L’ambition affichée par l'Agence et ses partenaires est claire : passer d’une gestion purement réactive à une véritable planification stratégique et anticipative.
Pour le Dr Diatta, l'exploitation optimale des terres, des forêts et des cours d'eau ne doit plus se faire au détriment des écosystèmes, mais s'inscrire dans une logique de durabilité stricte.
 
Le concept de « Banque Verte »
Au cœur de la vision développée durant ce forum se trouve une métaphore économique forte : transformer les terroirs en de véritables pôles de création de richesses, ou « banques vertes ».
L'approche se résume en un principe de gestion patrimoniale : Le Capital : Les ressources naturelles, qui doivent rester intactes et préservées pour les générations futures et L'Intérêt : Les bénéfices et les retombées socio-économiques directs que les communautés locales peuvent prélever de manière responsable pour satisfaire leurs besoins actuels.
 
Une responsabilité collective et décentralisée
Le Dr Sékouna Diatta a insisté sur le fait que la protection de l'environnement ne peut être portée par une seule entité. Elle exige une approche multidimensionnelle qui interpelle : L'État et le ministère de l'Environnement : À travers un appui institutionnel fort et l'accroissement des moyens d'intervention. Les collectivités territoriales : Qui doivent pleinement assumer leur rôle de leaders et de conducteurs des initiatives sur le terrain. Les populations et les partenaires au développement : Dont la mobilisation est la clé de voûte de la politique nationale d'augmentation du taux de reforestation. En réunissant l'ensemble de ces forces vives, cette deuxième édition du Forum du Boulouf espère transformer durablement la région en un pôle vert résilient, capable de contribuer à la santé environnementale globale.
 
Lundi 29 Juin 2026
Amady Khalilou Diémé

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