Un soutien au développement, mais une vive inquiétude sur la gestion
En préambule, la formation politique a tenu à réaffirmer son adhésion aux actions de l'État en faveur de la stabilisation et de la reconstruction du Sud. Le Pr Ansoumana Diatta a notamment salué les initiatives majeures en cours :
Le plan Yom-Aï pour la Casamance, doté d'un budget de 53 milliards de francs CFA ; L'Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC) et ses appuis sur le terrain ; Le Projet de développement économique de la Casamance (PEDEC).
Cependant, après des décennies de crise et d'attente, les militants et responsables locaux du parti Kiiraay expriment leur vive inquiétude quant à la destination réelle de ces investissements.
« Un manque de considération et un acte de déshonneur »
L'actualité a été ravivée par les déclarations de l'ancien Premier ministre et ex-maire de Ziguinchor, Ousmane Sonko. Ce dernier aurait admis l'utilisation d'importantes enveloppes — initialement allouées au processus de paix et de reconstruction de la région — pour financer la réfection du building administratif et l'acquisition de véhicules pour la flotte de la Primature.
Une annonce qui a provoqué l'indignation des responsables du parti Kiiraay et ravivé les tensions au sein de la population locale :
« L'annonce selon laquelle ces ressources auraient servi à la réfection du building administratif et à l'achat de véhicules constitue un élément de déshonneur, de manque de considération et de non-respect à l'égard du peuple sénégalais et particulièrement de la population de la Casamance », a martelé le Pr Ansoumana Diatta.
Un appel à l'action des autorités compétentes
Pour les responsables du département de Ziguinchor, les fonds dédiés au Sud doivent servir exclusivement au développement socio-économique et à la consolidation de la paix sur le terrain. Face à ce qu'ils considèrent comme un détournement d'objectifs prioritaire, ils demandent instamment aux institutions habilitées de faire toute la lumière sur ce dossier et de prendre les mesures qui s'imposent.