Un projet ancré dans le développement durable
Initié par les professeurs d’histoire et de géographie, ce voyage d’étude n'est pas une simple excursion. Depuis 2014, l’établissement bi-culturel dakarois a fait du terrain son laboratoire. Pour M. Justin Samy, professeur à l’origine de l’initiative, l’objectif est clair : sortir des cours magistraux pour confronter les élèves aux réalités de leur pays.
« Le développement durable repose sur trois piliers : environnemental, social et économique », explique-t-il. Après avoir longtemps œuvré à Saint-Louis pour la réhabilitation de la « Goutte de Lait », les élèves ont cette année mis le cap sur la Basse-Casamance. « Nous voulons cultiver cet esprit citoyen chez ces jeunes issus de milieux aisés qui, pour beaucoup, ne connaissent pas l'intérieur du Sénégal. »
Transformer la précarité en espoir
Le choix de Youtou ne doit rien au hasard. Situé à moins de deux kilomètres de la frontière avec la Guinée-Bissau, le village porte encore les stigmates du conflit casamançais. Après une mission de prospection en février dernier, le constat était sans appel : la maternité et le jardin d’enfants, gérés par les sœurs de Saint-Joseph de Cluny, manquaient de tout.
L’action des élèves se veut « transformatrice ». Grâce à leurs cotisations et à la recherche de financements, ils ont apporté : Du matériel médical et de confort : Matelas, portes et matériel de carrelage pour la maternité. Des équipements pédagogiques : Imprimantes et jeux pour le préscolaire. Un soutien logistique : Un projet de branchement en eau potable et un appui financier direct par chèque. « Une maternité, c’est essentiel à la vie. On veut que les femmes ici accouchent dans le même confort que celles de la ville », souligne Mohamed Elbacher Seck, élève en classe de 1ère S1 et coordonnateur du projet.
Briser les barrières et les préjugés
Au-delà de l'aide matérielle, ce voyage a une portée symbolique. Sur les 170 élèves initialement inscrits, seuls 63 ont fait le déplacement, le nom de la Casamance suscitant encore des craintes chez certains parents liées au passé de la région.
« Nous sommes en mission pour ouvrir la voie », affirme M. Samy. En arrivant par pirogue et en découvrant la chaleur de l’accueil local, les élèves sont devenus les ambassadeurs d’une Casamance pacifiée. Un sentiment partagé par Sœur Louise-Élisabeth Ndong, responsable de la communauté locale : « Quand je vois leur joie, je vois que toute peur est dissipée. C'est le rendez-vous du donner et du recevoir. »
Une leçon de vie
Pour ces lycéens, le projet se termine sur une promesse de pérennité. L'objectif est maintenant d'inspirer d'autres établissements et les jeunes de la localité à prendre le relais. Comme le résume si bien Sœur Louise-Élisabeth : « Ce n’est pas seulement une connaissance livresque, c’est un enrichissement humain. La vie commence avec la maternité, et c’est ici que tout se joue. »
Les travaux de réhabilitation doivent démarrer dans les mois à venir, transformant définitivement ce geste symbolique en une réalité tangible pour les populations de Youtou.
Initié par les professeurs d’histoire et de géographie, ce voyage d’étude n'est pas une simple excursion. Depuis 2014, l’établissement bi-culturel dakarois a fait du terrain son laboratoire. Pour M. Justin Samy, professeur à l’origine de l’initiative, l’objectif est clair : sortir des cours magistraux pour confronter les élèves aux réalités de leur pays.
« Le développement durable repose sur trois piliers : environnemental, social et économique », explique-t-il. Après avoir longtemps œuvré à Saint-Louis pour la réhabilitation de la « Goutte de Lait », les élèves ont cette année mis le cap sur la Basse-Casamance. « Nous voulons cultiver cet esprit citoyen chez ces jeunes issus de milieux aisés qui, pour beaucoup, ne connaissent pas l'intérieur du Sénégal. »
Transformer la précarité en espoir
Le choix de Youtou ne doit rien au hasard. Situé à moins de deux kilomètres de la frontière avec la Guinée-Bissau, le village porte encore les stigmates du conflit casamançais. Après une mission de prospection en février dernier, le constat était sans appel : la maternité et le jardin d’enfants, gérés par les sœurs de Saint-Joseph de Cluny, manquaient de tout.
L’action des élèves se veut « transformatrice ». Grâce à leurs cotisations et à la recherche de financements, ils ont apporté : Du matériel médical et de confort : Matelas, portes et matériel de carrelage pour la maternité. Des équipements pédagogiques : Imprimantes et jeux pour le préscolaire. Un soutien logistique : Un projet de branchement en eau potable et un appui financier direct par chèque. « Une maternité, c’est essentiel à la vie. On veut que les femmes ici accouchent dans le même confort que celles de la ville », souligne Mohamed Elbacher Seck, élève en classe de 1ère S1 et coordonnateur du projet.
Briser les barrières et les préjugés
Au-delà de l'aide matérielle, ce voyage a une portée symbolique. Sur les 170 élèves initialement inscrits, seuls 63 ont fait le déplacement, le nom de la Casamance suscitant encore des craintes chez certains parents liées au passé de la région.
« Nous sommes en mission pour ouvrir la voie », affirme M. Samy. En arrivant par pirogue et en découvrant la chaleur de l’accueil local, les élèves sont devenus les ambassadeurs d’une Casamance pacifiée. Un sentiment partagé par Sœur Louise-Élisabeth Ndong, responsable de la communauté locale : « Quand je vois leur joie, je vois que toute peur est dissipée. C'est le rendez-vous du donner et du recevoir. »
Une leçon de vie
Pour ces lycéens, le projet se termine sur une promesse de pérennité. L'objectif est maintenant d'inspirer d'autres établissements et les jeunes de la localité à prendre le relais. Comme le résume si bien Sœur Louise-Élisabeth : « Ce n’est pas seulement une connaissance livresque, c’est un enrichissement humain. La vie commence avec la maternité, et c’est ici que tout se joue. »
Les travaux de réhabilitation doivent démarrer dans les mois à venir, transformant définitivement ce geste symbolique en une réalité tangible pour les populations de Youtou.