Drame sur la route de Tambacounda : L’insoutenable choc frontal fait 4 morts et plus de 40 blessés

TAMBACOUNDA – Le virage de Nétéboulou a encore frappé. Ce lundi matin, aux alentours de 8h, l’horreur s’est invitée sur la route nationale, à seulement cinq kilomètres de Tambacounda. Une collision d’une violence inouïe entre un bus et un minicar a transformé ce tronçon stratégique en un véritable champ de désolation, laissant derrière elle un bilan provisoire de quatre morts et plus de quarante blessés.


Un spectacle d’apocalypse

L’impact a été tel que les témoins parlent de "désintégration". Sur place, les amas de tôles froissées et les débris jonchant le bitume témoignent de la violence du choc. Le minicar de type « Cheikhou Chérifou », qui avait quitté Dakar pour rallier la Guinée Conakry, a percuté de plein fouet un bus venant en sens inverse, en provenance de Gouloumbou.

« C’était l’enfer sur terre. Les véhicules ne ressemblaient plus à rien, juste des morceaux de ferraille et des cris de douleur qui déchiraient le silence du matin », confie un riverain, encore sous le choc.

 

L’imprudence fatale : un dépassement de trop

Selon les premiers éléments recueillis sur les lieux, le drame porte une nouvelle fois la signature de l'imprudence humaine. Le minicar aurait tenté un dépassement dangereux en plein virage, une zone où la visibilité est quasi nulle. En se déportant sur la voie de gauche, il s’est retrouvé nez à nez avec le bus. Le face-à-face était inévitable.

 

Urgence absolue et enquête en cours

Le bilan est lourd et pourrait encore évoluer. Les secours et les forces de sécurité, dépêchés rapidement sur place, ont procédé à l'évacuation en urgence des quarante blessés vers les structures sanitaires de Tambacounda.

Pendant que les familles pleurent leurs morts, une enquête a été ouverte par la gendarmerie pour déterminer les responsabilités exactes de cette tragédie.

 

Le cri de détresse des populations

Face à ce nouveau bain de sang sur l'axe Dakar-Intérieur, la colère gronde. Les populations locales, meurtries, interpellent directement l'État. Elles réclament :
Un renforcement immédiat des contrôles routiers sur cet axe accidentogène. Des sanctions exemplaires contre les comportements irresponsables des chauffeurs. Une signalisation plus stricte au niveau des points noirs comme le virage de Nétéboulou.

La route continue de tuer, et à Tambacounda, on se demande aujourd'hui combien de vies devront encore être sacrifiées avant que le slogan « zéro accident » ne devienne une réalité.

Lundi 16 Mars 2026
Amady Khalilou Diémé

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