Placée sous le signe de l'unité, de la culture et du sport, la cérémonie de clôture de ces journées phares a tenu toutes ses promesses. Point d'orgue de cette apothéose, la traditionnelle finale de football a offert un vibrant moment de communion à la jeunesse locale. Une occasion saisie par le maire de Balinghor, parrain de l’événement, pour rappeler le rôle central des jeunes dans la construction des collectivités : « Pour construire un pays, construire une localité, nous avons besoin de forces vives, et cette force vive, c’est la jeunesse », a-t-il déclaré, réaffirmant son engagement à créer un cadre propice à l’épanouissement de l'ensemble des populations.
L'édile a également tenu à saluer la présence et l'engagement constant de l'honorable Bakary Diedhiou, qualifié de « fils du terroir », dont les plaidoyers répétés auprès des autorités nationales visent à améliorer les conditions de vie des populations locales en détresse. Il a en outre salué le leadership et le dévouement du président Badiane pour le rayonnement et le développement de Mandegane.
Le dossier crucial du barrage d’Afignam: un appel pressant à l’État
Au-delà de la célébration culturelle, cet événement a été une tribune de choix pour aborder les préoccupations socio-économiques de la zone, au premier rang desquelles figure la question du barrage d’Afignama.
Bien que présenté comme un projet de l'État dont les infrastructures de base fonctionnent — selon les directions techniques —, le constat sur le terrain est contrasté. Pour les populations riveraines, le sentiment prédominant est celui d’attentes non satisfaites, voire d’impacts socio-économiques négatifs depuis sa mise en service.
Face à cette situation, le maire de Balinghor a lancé un vibrant appel aux pouvoirs publics :
« L’État doit faire un diagnostic complet, vraiment complet, pour essayer de trouver une solution définitive à ce problème. »
L'objectif visé est de permettre à la zone de renouer avec un développement harmonieux, en dynamisant notamment la culture rizicole — véritable pilier de l'économie locale — qui souffre de ces blocages structurels.
Entre ferveur culturelle, engagement citoyen et plaidoyer pragmatique pour le développement rural, ces Journées culturelles et économiques de Mandegane s’achèvent ainsi sur une note d’espoir, rappelant la nécessité d’un partenariat renforcé entre les populations, les élus locaux et l’État central.
