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Casamance : Le sacre des racines ! Quand la famille Djiba enterre les clivages à Suelle

Loin des estrades politiques et des discours formatés, le département de Bignona a vibré ce week-end au rythme d’un événement historique. Les 27, 28 et 29 mars 2026, la localité de Suelle est devenue le sanctuaire d'une communion inédite : le tout premier congrès de la famille Djiba et de ses alliés. Un séisme de fraternité présidé par le Ministre Yankoba Diémé, venu troquer son costume d’État pour celui de « fils du terroir ».


« Unis par nos valeurs, forts ensemble ». Le thème n’était pas un vain slogan. À Suelle, l’émotion était palpable. Plusieurs centaines de personnes, venues des quatre coins de la diaspora, du Boulouf, du Fogni, du Kalounayes ou du Narang, ont convergé vers ce point de la Casamance pour une démonstration de force… identitaire et pacifique.

Au-delà du sang, une muraille contre les divisions
Le Ministre des Transports Terrestres et Aériens, Yankoba Diémé, parrain de l'événement, ne s'y est pas trompé. Accompagné de l’administration territoriale, il a salué une initiative qui dépasse largement le cadre d'une simple réunion de famille.
« C’est un événement non politique », a-t-il martelé d’emblée, visiblement ému de retrouver ses racines. Pour lui, voir les Djiba s’associer aux familles Bodian, Nyassi et Sagna est un message politique au sens noble du terme : celui de la reconstruction d'une Casamance unie.
« Dans un monde fait de clivages et de clichés, il est crucial de se réunir sous des formats qui ne distinguent ni partis politiques, ni ethnies, ni zones », a déclaré le Ministre.

La paix par le « Don de soi »
Le message est clair : la stabilité du Sénégal et le retour définitif de la paix en Casamance passeront par ces retrouvailles communautaires. Yankoba Diémé a d'ailleurs invité l'administration à encourager ces initiatives qui, selon lui, sont les véritables vecteurs de la paix.
Ici, on ne parle pas de stratégies électorales, mais de « capital humain », de développement local et d'éducation. Le Ministre a d'ailleurs fait un parallèle frappant entre ses convictions et cet élan familial : « Le don de soi pour la patrie, j'en ai fait. Le don de soi pour la grande famille et la communauté, c'est ici qu'il prend tout son sens. »

Un symbole de résilience
Alors que la Casamance panse ses plaies et se reconstruit, le congrès de Suelle apparaît comme un phare. En réunissant adultes, jeunes et anciens autour d’un idéal commun, la famille Djiba vient de prouver que les racines sont parfois le meilleur rempart contre l'instabilité.
Suelle n'a pas seulement accueilli un congrès ; elle a été le berceau d'une nouvelle espérance. Celle d'un Sénégal stable, prospère, et surtout, fier de sa diversité retrouvée.
Mercredi 1 Avril 2026
Amady Khalilou Diémé