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Casamance : Le projet « La jeunesse qui transforme » officiellement lancé à Coubalan et Niaguis

COUBALAN — Offrir des opportunités concrètes d'emploi et de qualification à la jeunesse de la Basse et Moyenne Casamance : tel est le cœur du projet « La jeunesse qui transforme », dont les cérémonies de lancement se sont tenues successivement dans les communes de Niaguis et de Coubalan.

Soutenu par la coopération valencienne et mis en œuvre conjointement par l'ANCAR, l'ONG espagnole Paz y Desarrollo et le KOSEP, ce programme entend répondre à une demande forte des jeunes locaux en quête d'insertion socio-professionnelle.


Une initiative renforcée par un double financement

Initialement axé sur l'accompagnement des femmes, le dispositif s'élargit désormais pour intégrer pleinement les jeunes, filles comme garçons. La particularité de cette phase réside dans son modèle de financement : soumis à deux bailleurs internationaux, le projet a été retenu par l'un et l'autre simultanément, permettant un déploiement décentralisé direct au plus près des populations à Niaguis et Coubalan.

Le choix de ces deux collectivités territoriales ne doit rien au hasard. Toutes deux abritent des structures professionnelles clés :

  • Le centre de formation de Fanaye (commune de Niaguis) ;

  • Le centre de formation de Ouink (commune de Coubalan).

     

3 mois de formation et des ados-entrepreneurs soutenus

Le parcours proposé aux bénéficiaires s'articule autour de trois étapes clés :

  1. Formation qualifiante : Des cycles courts de 3 mois dispensés dans les centres partenaires.

  2. Certification : La délivrance d'un brevet attestant des compétences acquises.

  3. Financement de démarrage : L'octroi d'un fonds d'amorçage pour les meilleurs projets afin de concrétiser leur installation.

Pour Lucien Decky, directeur de zone de l'ANCAR (Basse et Moyenne Casamance), former avant de financer constitue la clé de voûte du dispositif : « On ne peut pas demander à quelqu'un de faire ce qu'il ne sait pas faire. Il faut d'abord apprendre un métier avant d'exercer. L'objectif ultime est de garantir un emploi durable. »
 

Mobilisation communautaire et appropriation locale

Sur le terrain, la démarche mise sur une synergie globale d'acteurs. Outre les ONG et les structures techniques, la rencontre a réuni autorités locales, sous-préfets, groupements d'intérêt économique (GIE), chefs de village et radios communautaires pour assurer une sensibilisation maximale.

Laura Guirao, coordinatrice déléguée de l'ONG Paz y Desarrollo, a salué la forte présence des décideurs locaux tout en rappelant le rôle décisif de la jeunesse : « La jeunesse est le présent et l'avenir de ce pays. Nous avons la responsabilité collective de les remobiliser sans relâche. »

Un appel reçu 5/5 par Mouhamed Alassane Cissé, conseiller consultatif de la jeunesse de Coubalan, qui invite ses pairs à se saisir pleinement de cette opportunité : « C'est une chance que d'autres communes rêvent d'avoir. La jeunesse est la force motrice du développement local, chacun doit prendre conscience de son rôle. »

Jeudi 24 Septembre 2026
Amady Khalilou Diémé