La société civile bissau-guinéenne rejette catégoriquement toute démarche qui menacerait la souveraineté nationale et l'ordre constitutionnel.
Le président sénégalais accusé de partialité
Au cœur des critiques de la société civile se trouve le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye. Les signataires du communiqué émettent de « sérieuses réserves » quant à sa neutralité, indispensable à tout processus de paix crédible.
Il lui est notamment reproché :
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Une proximité politique et personnelle jugée trop étroite avec Umaro Sissoco Embaló, une figure clé des événements ayant mené au renversement de l'ordre constitutionnel en novembre 2025.
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Des solutions diplomatiques perçues comme favorisant objectivement les autorités de fait actuelles, au détriment des décisions collectives de la région.
« Aucune médiation ne sera acceptable si elle n'inspire pas confiance aux principales forces politiques et sociales du pays et au peuple bissau-guinéen », préviennent fermement les organisations.
La CEDEAO face à ses responsabilités juridiques et morales
Le communiqué prend également pour cible la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Les plateformes citoyennes rappellent à l'organisation régionale son devoir d'exiger le respect strict des délibérations adoptées lors du sommet des chefs d'État et de gouvernement de décembre 2025.
Selon les signataires, la CEDEAO semble s'apprêter à « accepter ou légitimer » le statu quo imposé par la force, ce qui constituerait un signe inquiétant de fragilité institutionnelle pour le bloc régional et un abandon du peuple.
Un « climat de peur » plutôt qu'une adhésion populaire
Balayant l'idée que le calme apparent à Bissau soit synonyme d'acceptation du nouveau régime, le collectif d'organisations dénonce la détérioration flagrante des libertés publiques. Le silence de la population ne serait que le résultat direct d'une politique d'intimidation :
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Répression systématique des voix dissidentes.
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Climat de peur et menaces de violences.
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Entraves flagrantes à l'exercice des droits fondamentaux.
Une détermination inchangée
Face à ce qu'elles qualifient de rupture constitutionnelle, les organisations réaffirment qu'elles poursuivront leur combat civique pour le rétablissement de la démocratie et de l'État de droit, « avec ou sans la CEDEAO ». Le message envoyé à la communauté internationale et aux médiateurs est limpide : l'avenir de la nation n'appartiendra qu'à la volonté souveraine du peuple bissau-guinéen.
