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Affaire du contrat d’armement (45 milliards) : Inculpations, mandats de dépôt et offensive du Parquet financier

Le dossier dit du « contrat d’armement », portant sur un montant colossal de 45 milliards de FCFA, franchit une nouvelle étape judiciaire décisive. Selon les dernières révélations, le juge du 3e cabinet financier a placé deux personnes sous mandat de dépôt, tandis qu’un mandat d’arrêt international a été requis contre l’homme d’affaires « Petit Boubé ».


L'étau se resserre autour des protagonistes du marché d'armement qui défraie la chronique depuis plusieurs mois. Suite à une plainte déposée par l'Agent Judiciaire de l'État (AJE), le Parquet financier a activé le bras de la justice, menant à des décisions majeures ces dernières heures.
 
Deux placements sous mandat de dépôt
L’information judiciaire ouverte porte déjà ses premiers fruits. Deux individus, dont l'identité n'a pas encore été officiellement communiquée, ont été inculpés et écroués par le juge du 3e cabinet financier. Ces arrestations marquent le début d'une phase de matérialisation des soupçons de détournement ou de malversation qui entourent ce contrat de 45 milliards de FCFA.
 
« Petit Boubé » dans le viseur d'Interpol ?
Au cœur de ce scandale se trouve l'homme d'affaires surnommé « Petit Boubé ». Sa société écran, bénéficiaire du marché controversé, est sous le coup de graves accusations. Le Parquet financier ne compte pas laisser l'homme d'affaires hors de portée : un mandat d'arrêt international a été requis à son encontre.
Il convient de rappeler que ce dossier s'appuie notamment sur un rapport de la Cellule de Traitement des Informations Financières (Centif). Les enquêteurs de la Centif avaient détecté des flux financiers suspects laissant présager l'existence de rétrocommissions massives liées à l'exécution de ce marché d'armement.
 
Un ancien ministre devant la Haute Cour de Justice
L'affaire prend également une tournure politique majeure. En raison de la qualité de l'un des mis en cause, le dossier a été scindé. Le volet concernant un ancien ministre a été officiellement transmis à la Haute Cour de Justice, seule juridiction compétente pour juger les membres du gouvernement pour des actes commis dans l'exercice de leurs fonctions.
Cette nouvelle accélération judiciaire confirme la volonté des autorités de faire toute la lumière sur la gestion des fonds destinés à la sécurité nationale. Le feuilleton judiciaire du « 3e cabinet financier » ne fait que commencer, et d'autres révélations pourraient bientôt secouer l'opinion publique.
Mardi 12 Mai 2026
Amady Khalilou Diémé