Haro sur la violation du secret médical
Le Premier ministre a débuté son intervention par une mise en garde sévère envers certains médias et acteurs des réseaux sociaux. Ousmane Sonko a vigoureusement dénoncé la divulgation des bulletins de santé et des statuts sérologiques des prévenus.
Qualifiant ces fuites d'« inadmissibles », il a rappelé que ces pratiques constituent une violation grave de la vie privée. Au-delà de l'aspect légal, le chef du gouvernement a fustigé des dérives qui « participent à la déstabilisation des familles » et portent atteinte à la dignité humaine.
Réforme de l'article 319 : Le choix du délit plutôt que du crime
Sur le volet législatif, très attendu par l’opinion, Ousmane Sonko a clarifié la position de l’exécutif concernant le durcissement de la répression des actes homosexuels.
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Maintien de la qualification de délit : Contrairement à certaines réclamations portant sur une criminalisation, le gouvernement a choisi de maintenir l'infraction au niveau correctionnel. « Les objectifs visés peuvent être atteints sans modification de la qualification juridique », a-t-il précisé.
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Précision juridique : Le futur texte proposera une définition plus stricte et explicite de la notion d’« acte contre nature » pour lever toute ambiguïté lors des procès.
Vers une traque de l'apologie et des financements
La grande nouveauté de cette réforme de l'article 319 du Code pénal réside dans l'élargissement du champ des sanctions. Le Premier ministre a annoncé que le dispositif ne se limitera plus aux seuls actes. Désormais, l’apologie (promotion publique) ainsi que le financement de ces pratiques seront formellement sanctionnés par la loi sénégalaise.
Par cette déclaration, Ousmane Sonko tente de trouver un équilibre entre la pression sociale pour un durcissement des textes et le maintien d'une cohérence judiciaire au sein du système pénal actuel.