Le quartier de Bourombone est en effervescence. Alors qu’il tient son congrès annuel sous le thème « Culture et Développement », les populations ont choisi de passer de la théorie à la pratique. Dimanche dernier, une forte délégation s’est rendue au cœur du jardin du quartier, un espace qui symbolise aujourd'hui l'union entre les générations.
L’oranger comme symbole de transmission
L’initiative, portée par la jeunesse locale, a marqué les esprits. « Les jeunes ont acheté des pieds d'orangers qu'ils ont distribués à toutes les femmes et à chaque foyer du quartier », explique avec fierté Bourama Sagna, notable de Bourombone. Cette démarche ne se limite pas à la simple plantation ; elle est une réponse concrète au besoin de développement local. Pour les aînés, cette mobilisation est le fruit d’une prise de conscience : accompagner les mères et les épouses dans leurs activités maraîchères pour assurer la sécurité alimentaire du foyer.
Le cri du cœur pour une meilleure formation
Pourtant, malgré l'enthousiasme, des obstacles de taille subsistent. Si le projet a bénéficié d'un financement de la Délégation à l’Entrepreneuriat Rapide (DER) à hauteur de 14 millions de francs CFA, la gestion de ces fonds pose problème. Bourama Sagna déplore un manque d'accompagnement technique : « L'argent est venu brusquement... on a sollicité une formation, mais elle n'a pas eu lieu. Nous n'avons pas la formation de gestion. On travaille pour travailler. »
Ce constat souligne un défi majeur pour les projets ruraux : le financement sans encadrement risque de devenir un « coup d’épée dans l’eau ». Pour les travailleurs du jardin, l’appui des banques et des autorités ne doit pas s’arrêter au virement bancaire, mais inclure un transfert de compétences réel.
L'agroforesterie : une solution contre l'immigration
Présent lors de cette visite, le Dr Seckouna Diatta, Maire de Mangagoulack et Directeur Général de l’Agence de la reforestation et de la Grande Muraille Verte, a salué le modèle choisi par Bourombone. « Il faut de l’agroforesterie qui associe la plantation d’arbres à la production maraîchère », a-t-il déclaré, voyant en ce périmètre un futur « pôle de production » d’envergure.
Au-delà de l'aspect agricole, l'enjeu est social. Dans un contexte où l'immigration clandestine attire de nombreux jeunes, le développement de tels projets offre une alternative crédible sur place. Le maire a ainsi lancé un appel vibrant à la jeunesse pour qu’elle s’approprie ces initiatives afin de leur donner plus de pouvoir productif.
Le congrès de cette année aura réussi son pari : quitter la table des discussions pour rejoindre la terre. Pour les habitants de Bourombone, le message est clair : la culture de la terre est le premier pas vers une autonomie durable, à condition que les autorités locales deviennent de véritables « porteurs de voix » pour soutenir leurs efforts.
L’oranger comme symbole de transmission
L’initiative, portée par la jeunesse locale, a marqué les esprits. « Les jeunes ont acheté des pieds d'orangers qu'ils ont distribués à toutes les femmes et à chaque foyer du quartier », explique avec fierté Bourama Sagna, notable de Bourombone. Cette démarche ne se limite pas à la simple plantation ; elle est une réponse concrète au besoin de développement local. Pour les aînés, cette mobilisation est le fruit d’une prise de conscience : accompagner les mères et les épouses dans leurs activités maraîchères pour assurer la sécurité alimentaire du foyer.
Le cri du cœur pour une meilleure formation
Pourtant, malgré l'enthousiasme, des obstacles de taille subsistent. Si le projet a bénéficié d'un financement de la Délégation à l’Entrepreneuriat Rapide (DER) à hauteur de 14 millions de francs CFA, la gestion de ces fonds pose problème. Bourama Sagna déplore un manque d'accompagnement technique : « L'argent est venu brusquement... on a sollicité une formation, mais elle n'a pas eu lieu. Nous n'avons pas la formation de gestion. On travaille pour travailler. »
Ce constat souligne un défi majeur pour les projets ruraux : le financement sans encadrement risque de devenir un « coup d’épée dans l’eau ». Pour les travailleurs du jardin, l’appui des banques et des autorités ne doit pas s’arrêter au virement bancaire, mais inclure un transfert de compétences réel.
L'agroforesterie : une solution contre l'immigration
Présent lors de cette visite, le Dr Seckouna Diatta, Maire de Mangagoulack et Directeur Général de l’Agence de la reforestation et de la Grande Muraille Verte, a salué le modèle choisi par Bourombone. « Il faut de l’agroforesterie qui associe la plantation d’arbres à la production maraîchère », a-t-il déclaré, voyant en ce périmètre un futur « pôle de production » d’envergure.
Au-delà de l'aspect agricole, l'enjeu est social. Dans un contexte où l'immigration clandestine attire de nombreux jeunes, le développement de tels projets offre une alternative crédible sur place. Le maire a ainsi lancé un appel vibrant à la jeunesse pour qu’elle s’approprie ces initiatives afin de leur donner plus de pouvoir productif.
Le congrès de cette année aura réussi son pari : quitter la table des discussions pour rejoindre la terre. Pour les habitants de Bourombone, le message est clair : la culture de la terre est le premier pas vers une autonomie durable, à condition que les autorités locales deviennent de véritables « porteurs de voix » pour soutenir leurs efforts.